vendredi, 28 septembre 2007

Ah les régimes spéciaux ...

dimanche, 23 septembre 2007

Un traité marqué de bout en bout par le néolibéralisme

Lu sur le site de l'Huma, cette tribune de Pierre Khalfa, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, membre du conseil scientifique d’ATTAC.

Rendu public fin juillet, le « traité modificatif européen » n’a rien du « traité simplifié » promis par Nicolas Sarkozy. Comprenant plusieurs centaines de pages, avec protocoles et projets de déclarations, il devrait être adopté les 18 et 19 octobre par un Conseil européen. En deux mois à peine, tout serait bouclé. La rapidité avec laquelle cette affaire va être bâclée en dit long sur la conception de l’Europe et de la démocratie qui anime les dirigeants européens. Nous assistons à la manifestation d’une volonté d’exclure les citoyens européens de tout débat sur l’avenir de l’Union. Visiblement le double non français et néerlandais au traité constitutionnel européen (TCE) a à ce point effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout doit être fait très vite pour prendre de vitesse une éventuelle réaction citoyenne.

Certains médias ont fait grand cas du « succès » remporté par Nicolas Sarkozy qui a obtenu que l’expression « concurrence libre et non faussée » n’apparaisse pas comme un objectif de l’Union. Il s’agit là d’un hommage symbolique rendu aux partisans du non au TCE. Il n’aura en pratique aucune conséquence. Le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités. Citons par exemple l’article 105, maintenu dans le futur traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui réaffirme « le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». De plus, pour éviter toute fausse interprétation, le protocole numéro 6 indique : « Le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article (I-3) du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée. » L’article (I-3) porte sur les objectifs de l’Union. C’est ainsi que la concurrence non faussée est réintroduite dans les objectifs de l’Union d’où elle semblait avoir disparu. Le droit de la concurrence restera donc le droit organisateur de l’Union, un droit normatif, qui réduit la plupart du temps les autres textes européens à être des déclarations d’intention sans portée opérationnelle pratique.

La charte des droits fondamentaux sera « juridiquement contraignante ». Tout le problème est de savoir jusqu’à quel point. En effet, les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée. Ainsi, par exemple, le droit au travail et à l’emploi n’existe pas et seul apparaît le « droit de travailler ». Mais surtout, pour l’essentiel, l’application des droits contenus dans cette charte est renvoyée aux « pratiques et législations nationales ». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence qui restera dominant à l’échelle européenne.

Malgré toutes ces précautions, ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Le Royaume-Uni a obtenu d’en être dispensé et la Pologne et l’Irlande envisagent de faire de même. Ainsi, les droits sociaux au niveau européen, même réduits à portion congrue, ne sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social serait donc en option et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social.

On pourrait continuer à multiplier les exemples qui confirment que ce texte ne fait que transférer dans les traités actuels le contenu néolibéral du TCE. Les raisons de fond du rejet du TCE demeurent donc pour ce nouveau traité, marqué de bout en bout par le néolibéralisme, tant dans les principes qu’il promeut que dans les politiques qu’il prône. Comme l’a dit crûment Valéry Giscard d’Estaing : « Les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler. » Eh bien, refusons d’avaler, en commençant par exiger du président de la République la tenue d’un référendum. Le TCE a été rejeté par un référendum. Le « traité modificatif » qui reprend l’essentiel de celui-ci doit être soumis directement au vote des citoyens par référendum.

 

samedi, 22 septembre 2007

Comme les Français, les Néerlandais seront européanisés de force !

Le gouvernement de la Haye s'est prononcé vendredi contre un référendum sur le nouveau traité européen après la cuisante expérience d'il y a deux ans et demi, quand plus de 60% des Néerlandais avaient refusé le traité constitutionnel.

"Un référendum n'est pas nécessaire (...) car le traité n'a pas d'implication constitutionnelle (...) et un référendum court-circuite le parlement et le sénat", a déclaré M. Balkenende à l'issue du Conseil des ministres hebdomadaire

La cabinet a finalement décidé que le traité européen serait soumis au parlement, en soulignant les acquis du texte: "il honore les demandes des Néerlandais (...) les parlements nationaux ont plus de prise sur l'Europe, les critères d'adhésion y ont été renforcés, les compétences de l'Union y ont été clairement définies".

En mai 2005, plus de 60% des Néerlandais avaient rejeté le projet de Traité constitutionnel lors d'un référendum consultatif, dont le gouvernement de centre-droite de l'époque s'était engagé à respecter le résultat.

Moralité de l'histoire : en France comme en Hollande, les peuples auront droit à une constitution remaniée sur laquelle ils ne pourront se prononcer. L'Europe c'est la démocratie !

mercredi, 19 septembre 2007

Nauséabonde UMP ...

3d9cb33c00b526f21f2bc4f389691f1e.jpgL'UMP souhaite que les candidats au regroupement familial se prêtent "librement" à un test génétique. Argument de poids : cette méthoe dest pratiquée dans d'autres pays européens ! La bonne affaire ! La peine de mort est appliquée dans 38  d'Etats de la démocratique Amérique faut-il pour autant la rétablir en France ? Et pourquoi l'UMP ne proposerait-elle pas aux bons étrangers de porter une cocarde tricolore, histoire de se différencier des vilains clandestins ?

mardi, 18 septembre 2007

Kouchner s'en va t'en guerre ...

Après les vacances américaines de Mister NS, les envies d'OTAN de Mister NS, l'escapade irakienne de Kouchner ... Voici l'épisode Kouchner sans va t'en guerre, mironton mironton mirontaine ... Tout cela s'inscrit dans une même logique, une atlantisation dangereuse de la politique étrangère française, saluée par les USA et Israël of course. Au fait ? Le French Doctor a t-il eu l'aval de l'Oncle Sam pour nos contrats de vente d'armes avec la Lybie ? En attendant, un collector : quand Kouchner était pour la guerre en Irak, une entreprise qui a connu, comme chacun sait, un grand succès !
 
 
 
 

 
Mise à jour : Henri Emmanuelli a sur son blog une réflexion intéressante  sur l'alignement de la France.

Sarkozy prêt à élargir malgré nous ?

2eb0714372c9115c407699416cc6c5cb.jpegUne brève de Libération qui aurait mérité un article de fond : Nicolas Sarkozy souhaite supprimer le référendum obligatoire pour les futures adhésions à l'UE, ce qui pourrait lever une hypothèque pesant sur la Turquie et des pays des Balkans, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie Bernard Kouchner.

Une info à relayer d'urgence ! 

lundi, 17 septembre 2007

L'Europe continue de tourner le dos aux peuples

Lu dans l'Humanité, cette tribune de par Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, président de PRS.

Une nouvelle fois voici un texte fondamental rédigé avec les méthodes de l’Ancien Régime : le peuple n’a eu aucune part à sa rédaction. Il n’est pas non plus prévu qu’il ait une part à la décision finale. Ce point est central. Pendant la campagne présidentielle, tous les candidats de gauche ont exigé une nouvelle consultation des Français par référendum. Et, en élisant un plus grand nombre de députés de gauche qu’en 2002, les électeurs ont donné à la gauche les moyens d’imposer cette consultation du peuple. L’UMP ne dispose plus en effet de la majorité des trois cinquièmes du Parlement requise pour réviser la Constitution française et l’adapter au nouveau texte européen. Donc, si elle le décide, l’opposition de gauche peut obliger le gouvernement à soumettre cette révision au référendum.

Voyons à présent le contenu du texte qui se négocie. On parle « d’avancées ». La concurrence libre et non faussée ? Le mot sort de la vitrine mais l’obligation demeure. Le mandat de négociation a bien précisé que « les traités actuels restent en vigueur ». Donc aucun changement pour leurs nombreuses références à la concurrence libre et non faussée dans tous les domaines de la politique économique européenne : monétaire, budgétaire, commerciale… Mais le plus grave est que l’Europe n’a pas de moyens nouveaux pour agir en faveur de l’harmonisation sociale et fiscale par le haut. De plus, en matière de services publics, un protocole de pure forme se contente de souligner « l’importance des services d’intérêt général ». Passées ces belles intentions, rien ne permet de contrarier l’application de la libre concurrence aux services publics imposée par les traités actuels.

C’est bien encore le modèle de l’Europe contre les gens qui s’impose. Pour cela il faut que leur avis ne puisse jamais s’exprimer. Le projet de traité modificatif ne comporte pas la moindre avancée démocratique significative. Comme dans la constitution rejetée par les Français et les Hollandais, le Parlement européen sera toujours une institution subordonnée, la Commission conserve son monopole d’initiative et verrait même les pouvoirs de son président renforcés. Ce système institutionnel favorise les blocages et l’impuissance publique européenne. Enfin l’opacité des textes européens va être brutalement aggravée : le nouveau traité avec ses dizaines de pages et ses quantités d’annexes et de protocoles n’aura vraiment rien de « simplifié ».

Tout cela est le résultat d’une méthode de négociation intergouvernementale à bout de souffle qui s’obstine à se passer de l’avis des peuples. Pour sortir de cette impasse qui ne peut qu’exacerber les nationalismes, il faut radicalement changer de méthode. C’est le sens de la proposition d’élection d’une assemblée constituante européenne que je défends depuis plusieurs mois avec Oskar Lafontaine et le réseau européen nommé « Initiative pour une Assemblée constituante européenne ».

dimanche, 16 septembre 2007

Réintégrer l'Otan ?

Bien sentie cette réaction de Chevènement sur le risque de voir la France réintégrer l'Otan.


Il est dérisoire de prétendre, comme vient de le faire M. Morin, ministre de la défense, que la France gagnerait en influence en revenant dans la structure militaire intégrée de l'Alliance. Elle y serait conduite, au contraire, à suivre des décisions prises par Washington. Nos armées, sous commandement du Supreme Allied Commander in Europe, nommé par le Président des Etats-Unis, seraient impliquées dans des opérations décidées par d'autres.

Non seulement la défense de la France ne reposerait plus sur ses propres forces, mais nous nous trouverions impliqués dans des conflits dont d'autres décideraient à notre place. Nous serions contraints d'endosser des stratégies d'affrontement avec la Russie, l'Asie et le monde arabe, en complète contradiction avec les intérêts de la France et de l'Europe.

Ce serait un retour de quarante années en arrière que signifierait la réintégration complète de la France dans l'O.T.A.N. L'indépendance de la diplomatie et de la défense de notre pays repose en effet depuis 1966, sur cette décision capitale du général de Gaulle.

Une telle réintégration serait une faute contre la liberté de la France et contre l'indépendance d'une Europe européenne.


Quand Sarkozy était contre la Turquie en Europe ...

Just for fun. Entre les deux tours de la Présidentielle, Nicolas Sarkozy était contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Depuis les négociations ont été relancées. Tout ce que j'ai dit , je le ferai. Cause toujours.

 

mardi, 04 septembre 2007

Fusion Suez-GDF : nous devons dire non !

Lu sur le site de la CGT. Gdf-Suez : un projet de fusion inacceptable

La fusion Suez-GDF vient d’être relancée par le Président de la République. La nouvelle version du projet n’est pas plus acceptable que la précédente. La Cgt prépare le lancement d’une pétition nationale pour exiger l’arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l’examen de nouvelles solutions.

La fusion Suez-GDF vient d’être relancée par le Président de la République. La nouvelle version du projet n’est pas plus acceptable que la précédente.

1. Le nouveau schéma soumis aux conseils d’administration de Suez et Gaz de France confirme la privatisation de gaz de France prévue dans le projet initial. Cette privatisation conduirait à une réduction de la maîtrise publique sur l’ensemble des outils énergétiques de la France d’autant que la concurrence qui en résulterait entre EDF et Suez –GDF affaiblirait l’opérateur public restant. C’est une grave erreur à un moment où la sécurisation des approvisionnements énergétiques de la France et de l’Europe est stratégique.

2. La conséquence principale de cette opération serait une hausse rapide des prix pour les usagers et les services associés. L’attaque en règle contre le principe même de tarifs réglementés menée par la Commission européenne, rejoindrait les exigences de rentabilité financière des actionnaires. Même à supposer que le principe de tarifs publics soit conservé pour un temps, le niveau de ces tarifs ferait l’objet de hausses dictées par les actionnaires.

3. Enfin, cette opération constitue une véritable capitulation de l’Etat devant les actionnaires de Suez qui vont bénéficier de 8 à 10 milliards de distribution d’actions de Suez-environnement. Cette mise en Bourse de Suez-environnement met directement en cause les emplois dans le secteur de l’environnement qui seraient désormais directement exposés aux exigences des marchés financiers.

Si le projet est certes relancé, il est loin d’avoir abouti. Les questions à traiter sont complexes tant du point de vue social que financier. L’introduction en Bourse de Suez-environnement n’avait même pas été évoquée devant les autorités de Bruxelles. La scission du pôle environnement de Suez et son introduction en Bourse s’ajoutent donc aux nombreux problèmes posés dès le départ.

Dans cette nouvelle phase du projet de fusion, la Cgt s’engage dans un processus d’information et de mobilisation, avec la volonté d’élargir le débat avec les citoyens en convergence avec l’ensemble des organisations syndicales, les associations de consommateurs et les forces opposées au processus de marchandisation des services publics. Elle prépare le lancement d’une pétition nationale pour exiger l’arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l’examen de nouvelles solutions.

 

 
 

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