vendredi, 30 novembre 2007
Ils veulent défendre leur drapeau ...
Depuis que la constitution européenne, pourtant rejetée par le peuple, va être imposée par voie parlementaire, les "fédéralistes" ne se sentent plus. Ils frétillent et réclament que le bout de tissu bleu étoilé qui leur sert de bannière soit reconnu comme notre drapeau ... Je viens de lire cela sur Agir pour l'Europe qui mériterait d'être subventionné dans le cadre du plan com pensé par les nantis de la commission (- de 5000 euros par mois s'abstenir) : "Les Jeunes Européens Fédéralistes entreprennent une action le jour de la signature du mini-traité pour mettre en avant nos symboles. Dans les rues, dans le plus grand nombre de villes en Europe, devant les bâtiments officiels et dans les espaces publics, ils demanderont que l'on nous rende notre drapeau ! Des drapeaux de l'Union européenne, peintures, parapluies, et toutes sorte d'objets aux couleurs de l'Europe seront alors sortis dans des actions publiques, le jeudi 13 décembre prochain".
Il serait bon de rappeler aux jeunes européens sortis des grandes écoles le contenu de l'article 2 de la constitution française :
Titre I - De la Souveraineté
Article 2 :
La langue de la République est le français
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est la Marseillaise.
La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Autant de valeurs à mille lieues du paradis artificiel empreint de libre concurrence et d'inégalités qui met en transe nos "jeunes européens". Vivement que la Flandre prenne son indépendance histoire de montrer (une nouvelle fois) aux "jeunes européens" que la nation primera toujours sur le fédéralisme imposé.
21:50 Publié dans Chez nos voisins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, drapeau, fédéralisme, UE
jeudi, 29 novembre 2007
Pouvoir d'achat : la mesure phare de Sarkozy !

21:10 Publié dans Triste France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, ump, sarkozy
samedi, 24 novembre 2007
Comment nous imposer le mini traité ...
13:00 Publié dans Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, mini-traité, sarkozy, ump
jeudi, 22 novembre 2007
L'Europe demande une accélération de la réforme des retraites
Relisez ce papier d'Arnaud Leparmentier (Le Monde 2 avril 2002) : L'Europe demande une accélération de la réforme des retraites.
Au sommet de Barcelone, en mars, les Quinze ont souhaité que l'âge moyen effectif de cessation de l'activité professionnelle soit retardé, dans les pays de l'Union, de cinq ans d'ici à 2010. Un dossier sensible sur lequel la France s'est trouvée en difficulté
En France, on est tombé des nues. Lorsque les Quinze ont déclaré, le 16 mars, dans les conclusions du sommet de Barcelone, qu'"il faudrait chercher d'ici à 2010 à augmenter progressivement d'environ cinq ans l'âge moyen effectif auquel cesse, dans l'Union européenne, l'activité professionnelle", le centriste François Bayrou est immédiatement monté au créneau : "Jacques Chirac et Lionel Jospin, tous les deux, ont signé une décision capitale sur l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites d'ici à 2010 en Europe. Qui en a débattu ? Qui en a dit un mot ? Quel citoyen, quel député, quel parlementaire a été invité à la préparation de cette décision capitale ? Personne."
Sur la forme, l'Europe s'empare subrepticement du dossier des retraites, les Quinze ayant aussi demandé à Barcelone "que la réforme des régimes des retraites soit accélérée en vue de garantir tant leur viabilité financière que la réalisation de leurs objectifs au niveau social". La Commission et le conseil remettront un rapport conjoint sur le sujet dans un an. Ce glissement se fait sans vrai débat. "Ce n'est pas un sujet qui a fait l'objet d'une méditation collective. A ma connaissance, il n'y a pas eu de document de synthèse mettant en évidence pourquoi il s'agissait d'un sujet d'intérêt collectif", commente un diplomate à Bruxelles.
ARME À DOUBLE TRANCHANT
Officiellement, bien sûr, les conclusions d'un conseil comme celui de Barcelone ne sont pas contraignantes. De multiples recommandations sont, par le passé, restées lettre morte. Mais les choses évoluent. Ces communiqués font de plus en plus l'objet d'âpres négociations, les chefs d'Etat et de gouvernement voulant montrer la direction que doit prendre l'Europe. "C'est une arme à double tranchant. Plus les conclusions du conseil deviennent spécifiques, plus la Commission peut revenir, plus tard, en disant : "Vous avez choisi d'être précis, maintenant, nous vous forçons à tenir vos engagements"", explique le porte-parole de la commissaire aux affaires sociales, Anna Diamantopoulou.
Sur le fond, le Conseil européen n'a pas, contrairement à ce qu'a dit M. Bayrou, parlé officiellement d'allonger la durée des cotisations ou de repousser l'âge légal de la retraite. Il demande avant tout de réduire le nombre des préretraites, dans le cadre de la stratégie arrêtée à Lisbonne en 1999, qui vise à atteindre un taux d'emploi des 15-64 ans de 70 % dans l'Union européenne. Il n'empêche : quand on veut retarder de cinq ans le départ en retraite, alors que la moyenne européenne est de 58 ans, on arrive à un départ moyen de 63 ans. L'objectif chiffré semble peu compatible avec la retraite à 60 ans. La France s'est donc trouvée en difficulté sur ce sujet, tous ses partenaires ayant décidé de repousser, au moins pour les hommes, l'âge de la retraite à 65 ans.
CONTORSIONS FRANÇAISES
Jacques Chirac et Lionel Jospin ont cherché à atténuer le projet de conclusion de la présidence espagnole qui demandait "de chercher d'ici à 2010 à faire passer progressivement l'âge moyen effectif de la retraite, qui est actuellement de 58 ans, à 65 ans"et se sont livrés à des contorsions en conférence de presse. "Jamais la présidence ne s'est fixé pour objectif de faire passer l'âge de la retraite de 58 à 65 ans, s'est défendu Jacques Chirac. Mais (...) telle qu'elle s'était exprimée, j'étais persuadé que certains seraient tentés d'en tirer cette conclusion. Et, lorsque nous sommes intervenus, le premier ministre et moi, sur ce point, c'est précisément parce que nous avions le sentiment que cela pouvait être interprété comme cela."
Lionel Jospin précisait, quant à lui, que, "pour nous, l'âge légal de la retraite est de 60 ans". "Quand on parle de relever l'âge moyen de cessation d'activité, ce n'est pas tellement pour les gens au-dessus de 60 ans, mais cela peut être aussi pour des gens à 50 ans ou à 52 ans dont nous souhaitons, au contraire, qu'ils puissent, comme ils le souhaitent eux-mêmes, travailler plus longtemps."
A Bruxelles, on se veut pragmatique : "La Commission n'a pas le droit de se mêler de l'âge légal de la retraite. Mais ce qui nous intéresse, c'est le profil économique du marché du travail. C'est pour cela que la Commission vise à changer radicalement l'âge de départ effectif du marché du travail, qui, dans certains pays, dépasse de peu les 50 ans", explique-t-on à la Commission.
Alors que les ministres des affaires sociales sont traditionnellement incapables d'aboutir à un accord - les pays libéraux ou à bonne qualité de dialogue social, comme la Scandinavie et l'Allemagne, ne veulent pas entendre parler de Bruxelles sur ce sujet —, ce sont les ministres des finances qui forcent le dossier à avancer : au nom du respect du pacte de stabilité et de croissance qui encadre les finances des pays de la zone euro et se transforme en une arme à tout réformer. "Un Etat membre qui n'a pas mis en ordre le financement de ses retraites va se retrouver dépourvu lors du choc démographique de 2005-2008. Cela a des conséquences directes sur les finances publiques, soit parce que les déficits publics intègrent ceux des caisses de retraite de la Sécu, soit parce que l'Etat gère en direct les retraites des fonctionnaires", poursuit ce diplomate.
Début 2002, les recommandations de la Commission et du conseil sur les programmes de stabilité budgétaire des Etats membres étaient truffées de satisfecit - pour la Grande-Bretagne - ou d'admonestations - pour la France, la Grèce, l'Espagne - sur l'évolution de la réforme des retraites. Le dossier reste très sensible : "Si on le transforme en une querelle idéologique, on risque de paralyser les Etats qui n'ont pas encore fait de réforme, commente un diplomate. Si on donne l'idée que "Bruxelles = fonds de pension", on ne fera pas progresser le débat."21:09 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réforme des retraites, europe, ump, mini traité
dimanche, 11 novembre 2007
La CGT veut un référendum sur le traité de Lisbonne
Lu dans l'Huma.
La CGT « agira pour que les citoyens français soient consultés par référendum » sur le traité européen que le président de la République souhaite voir ratifier le plus vite possible par le seul Parlement. C’est ce qu’a indiqué la centrale syndicale dans un communiqué publié le 7 novembre. En 2004, au terme de débats houleux, le comité confédéral national de la CGT avait pris position contre le projet de constitution européenne. La confédération réitère aujourd’hui « l’appréciation négative qu’elle avait portée sur le précédent projet de traité constitutionnel ». « En dépit du désir des citoyens européens de pouvoir se prononcer par référendum sur le nouveau traité, ni les chefs d’État, ni le président de la République française ne choisissent cette voie démocratique de ratification », constate-t-elle.
Absence de véritable dimension sociale
Sur le fond, le nouveau traité est analysé comme un texte recyclant les dispositions de la constitution européenne : « Ce traité modificatif ne donne pas les moyens de répondre aux préoccupations exprimées par les salariés français ni au besoin d’une relance d’une Europe solidaire et démocratique. » Premier sujet de préoccupation : l’absence de véritable dimension sociale dans ce texte, qui se réfère, sans l’intégrer véritablement, à une charte des droits fondamentaux réduite à sa portion congrue. « L’application contraignante de celle-ci, qui était notre revendication principale, reste à géométrie variable puisque la Grande-Bretagne en est dispensée », regrette la CGT. « Le rôle des partenaires sociaux et la place du dialogue social, déplore-t-elle aussi, ne sont pas renforcés. »
« PROTOCOLE ADDITIONNEL »
Autre source d’inquiétudes : le principe de « concurrence libre et non faussée », qui avait concentré le feu des critiques lors de la campagne référendaire en 2005. « Si l’objectif de concurrence libre et non faussée a été supprimé du traité lui-même, le concept est repris à maintes reprises dans le traité sur le fonctionnement de l’UE et fait l’objet d’un protocole additionnel », précise la confédération, en remarquant que « la clause de non-atteinte à la libre concurrence reste la règle générale applicable aux services publics », ce qui « renvoie tous les secteurs des transports, de la communication, de la santé et de l’énergie à la logique concurrentielle ».
Une logique qui tourne le dos, conclut le communiqué, à « la définition d’une véritable Europe sociale et démocratique qui permettrait de développer de grands projets communs comme dans les domaines de l’énergie, de la recherche, de la formation, des grands équipements collectifs… ».
R. M.
13:30 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mini-traité, europe, referendum
samedi, 10 novembre 2007
PS : Hamon un homme de conviction
19:10 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, socialistes, Hamon
Chevènement sur Rue89.com
17:05 Publié dans Voix résistantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chevènement, traité simplifié, europe
Mobilisons-nous contre le retour de la Constitution européenne !
15:25 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, nouveau référendum, non au mini-traité
jeudi, 08 novembre 2007
Le oui socialiste sur la voie de droite
Très bon papier de Miche Onfay lu sur libé.fr.La trêve présidentielle terminée, le Parti socialiste retrouve ses vieux démons et ne sait plus comment se démarquer de façon crédible du libéral Sarkozy. Des ministres débauchés, des hommes de main appointés dans des commissions Théodule, des sympathisants socialistes embauchés, le parti de Hollande ne sait plus comment faire croire qu’il pourrait être encore de gauche…
Sur l’Europe par exemple : comment dire comme Sarkozy, autrement dit voter son texte, tout en laissant croire qu’on n’a rien à voir avec lui, sa politique et son gouvernement ? De quelle façon distinguer le oui sarkozyste du oui socialiste ?
Sottises. La candidate socialiste a largement utilisé les ficelles de la démagogie pour tâcher d’être élue : investie par le PS, aspirante à la fonction suprême, elle défend les 35 heures, elle promet le Smic à 1 500 euros puis, une fois écartée par les électeurs, avoue qu’elle ne croyait pas une seconde à ces sottises – pas plus que Sarkozy et Bayrou…
Ségolène Royal avait également promis un nouveau référendum sur l’Europe, forte de cette idée si peu démocratique et tellement tactique qu’il faut refaire un référendum perdu jusqu’à ce qu’on le gagne… Cette promesse vient de rejoindre la corbeille à papier des socialistes majoritaires. On imagine cette femme pilotant les destinées de la France et usant de ce type de cynisme dont elle prétendait vouloir débarrasser la classe politique !
Bobos. Le problème du PS, désormais dans l’opposition pour un long temps, n’est pas, semble-t-il, de se refonder au regard des idées ou d’une thématique qui reprendrait les fondamentaux socialistes, mais de reconquérir le pouvoir le regard braqué sur les sondages et les études d’opinion. Dès lors, comment tenir les deux bouts : l’alignement sur la politique européenne de Sarkozy, et une franche et claire opposition sur le fond ? Et ne pas donner aux électeurs l’impression que, sur ce sujet comme sur tant d’autres, Sarkozy et le PS dans son aile droite, c’est blanc bonnet et bonnet blanc ?
L’aile gauche du PS gagnerait à relire La Boétie qui écrivait : «Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres.» Elle est instrumentalisée par les instances dirigeantes du parti pour donner une caution de gauche à une formation politique qui a depuis longtemps cessé de parler aux classes défavorisées en ne s’adressant plus qu’aux bobos, alors que ceux-ci sont plutôt séduits par la franchise molle de François Bayrou.
Comme dans les haras à la saison de monte, l’aile gauche du PS sert depuis longtemps de boute-en-train à l’aile droite du parti qui, elle, jouit sans entraves ! Cette gauche gagnante du référendum est tout aussi négligée, méprisée, oubliée que le peuple français qui s’est exprimé. Le PS, qui va voter oui, redit que sa famille est moins le peuple souverain que la caste des politiciens de profession qui, droite et gauche confondues, peuvent légitimement prétendre aux affaires et qui, pour cette raison électoraliste, ne gâchent pas leurs chances et n’insultent pas l’avenir en s’affichant avec les gueux du non.
Que cette aile gauche du PS, qui est l’honneur des socialistes, cesse de servir de supplétif et qu’elle ramène à elle un parti qui, alors, pourra se réclamer de Jaurès en empêchant que Sarkozy le fasse à sa place…
Le projet d’Olivier Besancenot de créer un rassemblement de gauche au-dessus (au-delà ?) des partis pourrait, s’il se fait loin de l’esprit de boutique des groupuscules, sans souci d’ego, en ignorant la trivialité de la survie des petits partis (ce qui est beaucoup demander…), cristalliser une véritable opposition de gauche à la politique de Sarkozy en même temps que faire prendre conscience au PS qu’il aurait ainsi des voix à récupérer sur sa gauche et non sur sa droite, autrement dit à droite… Une gauche véritablement incompatible avec Sarkozy, avec Bayrou, avec une partie de Le Pen, donc une gauche antinomique à celle de Ségolène Royal, fournirait une force à ce qui, pour l’instant, menace d’un débordement protestataire dans la rue.
Suffrage. Dans cette logique d’un double déni sarkozyste et socialiste de l’expression du suffrage universel, il ne faudra pas s’étonner que les choses se passent désormais dans la rue. Les semaines revendicatives qui s’annoncent le rappelleront à ceux qui auraient eu le tort de l’avoir oublié trop vite…
20:35 Publié dans Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, socialistes
mardi, 06 novembre 2007
La CFDT dit oui au déni de démocratie
Ce matin sur Europe 1, François Chérèque s'est prononcé en faveur du mini-traité européen et de la ratification par l'Assemblée. La CFDT est fidèle à elle-même : à contre-courant des aspirations populaires !
14:12 Publié dans Constitution libérale européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cfdt, europe



