jeudi, 24 avril 2008

L'Irlande donnera t-elle une claque aux autocrates européens ?

Lu dans le Monde cette brève. « Le traité de Lisbonne est en mauvaise posture en Irlande, seul des 27 Etats européens à soumettre ce texte aux électeurs, via un référendum prévu le 12 juin. Venu à Dublin pour encourager le vote en faveur du traité, jeudi 17 avril, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est fait accueillir par une manifestation d'une ampleur rare : au centre de la capitale, 10 000 agriculteurs ont protesté contre les propositions de l'Union européenne lors des négociations avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui menacent selon eux l'élevage bovin et la production laitière. La puissante association des agriculteurs irlandais a fait savoir qu'elle s'opposerait au traité dans ces conditions La chancelière allemande, Angela Merkel, s'était aussi déplacée à Dublin, le 14 avril, pour vanter les mérites du traité. Selon un sondage publié le même jour par l'Irish Sun, 28 % des Irlandais voteraient oui, 12 % non, et 60 % resteraient indécis. En cas de non, "il n'y a pas de plan B", s'est inquiété M. Barroso.»

 

On peut toutefois parier qu'en cas de victoire du Non, d'ici un an, les parlementares irlandais adopteront le mini-traité. C'est ça l'Europe de la démocratie !

mercredi, 16 janvier 2008

Trahison des députés "français" ...

Sans surprise, les députés se sont assis sur le vote démocratique des Français qui avaient dit non à la Constitution européenne et ont donné leur feu vert à la révision de la Constitution. La palme de la lacheté revient sans doute au PS : "Les députés socialistes voteront le traité. Mais pour marquer notre désaccord avec la procédure choisie par le président de la République, nous déposerons une motion référendaire et nous nous abstiendrons sur cette révision constitutionnelle", a espliqué  M. Ayrault,  le porte-parole du PS qui avait pourtant appelé la semaine dernière les parlementaires à boycotter la réunion du Congrès. Le Français sont donc trahis par la caste des privilégiés à laquelle appartiennent les parlementaires qui n'incarnent en rien la Nation au regard du mode de scrutin permettant leur désignation. Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre l'indépendance de la Flandre qui rappellera à la machine à uniformiser que  "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément".  C'est sur cette extarit de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 que "nos" députés se sont assis.

vendredi, 11 janvier 2008

Et pourtant les Européens veulent un référendum !

Cette dépêche AFP qui date d'octobre 2007 n'a pas fait grand bruit. Ça vous étonne ?

LONDRES (AFP) — Une large majorité des électeurs de cinq pays majeurs de l'Union européenne sont en faveur d'un référendum sur le nouveau traité européen, selon un sondage Harris publié jeudi par le quotidien économique Financial Times.

Cette enquête montre que 76% des Allemands, 75% des Britanniques, 72% des Italiens, 65% des Espagnols et 63% des Français souhaitent un référendum sur ce texte qui remplace la Constitution européenne enterrée après les "non" des Français et Néerlandais en 2005.

Un autre sondage, Yougov, publié jeudi par le Daily Telegraph établit que 69% des Britanniques espèrent une consultation populaire. En Grande-Bretagne, la presse de droite et l'opposition conservatrice, eurosceptiques, ont lancé une féroce campagne en faveur du référendum.

Ces enquêtes paraissent le jour même de l'ouverture à Lisbonne du sommet des dirigeants européens, qui doivent approuver le nouveau traité.

Des 27 pays de l'Union européenne, seule l'Irlande, qui y est tenue par sa constitution, a prévu d'organiser un référendum, dont le résultat n'est pas assuré. Selon le sondage pour le Financial Times, 38% des personnes interrogées considèrent que le traité aura un impact positif, contre 23% un impact négatif.

Les Britanniques sont les plus sceptiques - 51% anticipant des conséquences négatives, contre 17% positives - et les Italiens les plus optimistes (49% pour un impact positif, 13% négatif).

Mais 61% des personnes interrogées admettent "ne pas être du tout familières" avec le contenu du traité, 34% disant l'être "plus ou moins".

Au sommet européen de Bruxelles en juin, les pays membres avaient trouvé un accord sur la substance d'un traité remplaçant la Constitution.

Le traité devrait être signé formellement en décembre, ouvrant la porte à la ratification dans les Etats membres.

Harris a interrogé 5.604 personnes entre le 3 et le 15 octobre sur Internet, parmi lesquelles 1.126 Allemands, 1.138 Britanniques, 1.090 Espagnols, 1.128 Italiens et 1.122 Français. Yougov a interrogé 2.122 personnes entre le 12 et le 15 octobre.

 

jeudi, 13 décembre 2007

Il y a un os dans mon traité !

Le Conseil européen de Lisbonne a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en plein été, il n’a fait l’objet d’aucun débat public. Les grands médias nous présentent ce traité comme "simplifié" ou parlent de "mini traité" alors qu’il reprend, pour l’essentiel, le contenu du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français en 2005.

Pourtant, le président de la République veut le faire adopter par voie parlementaire, sans consulter les citoyens.

Nous vous proposons de prendre dix minutes pour comprendre les enjeux et l’urgence d’une mobilisation citoyenne pour dénoncer ce traité et exiger un référendum.


Rendez-vous sur : http://www.france.attac.org

mardi, 06 novembre 2007

La CFDT dit oui au déni de démocratie

ec5e1522baa2632e353026f255df7f48.jpgCe matin sur Europe 1, François Chérèque s'est prononcé en faveur du mini-traité européen et de la ratification par l'Assemblée. La CFDT est fidèle à elle-même : à contre-courant des aspirations populaires !

dimanche, 28 octobre 2007

Si VGE le dit ....

472ae48c0df916daf15ff0d7000a7ead.jpegDans Le Monde Valéry Giscard d'Estaing (La boîte à outils du traité de Lisbonne) décrit le traité de Lisbonne comme une pâle copie du traité constitutionnel, rejeté par 55% des Français par référendum en 2005. Extrait :  «Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on cherche.»

Si Angela le dit ...

f51d4115dc57d8241c9ffe837d62f5c0.jpeg« La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait.» (Angela Merkel, chancelière allemande, The Daily Telegraph, 29 juin 2007).

samedi, 27 octobre 2007

Lâcheté socialiste

4b8344bfaaa1c36707277c0fa027b5b9.jpgLe PS ne s'opposera pas au mini-traité. C'est que laisse entendre le Nouvel Obs :Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a déclaré, samedi 27 octobre à son arrivée au Conseil national du parti, que les socialistes "ne s'opposeront pas" à la ratification du nouveau traité sur les institutions européennes."Il faut que l'Europe sorte de l'impasse. Il faut soit rechercher une attitude commune (du parti) sur la ratification, sinon (qu'il y ait) un vote majoritaire dans un délai très rapide". Le bureau N-national du PS doit se prononcer le 6 novembre.

Il est clair que le PS est prêt à faire table rase du vote populaire du 29 mai et à s'aligner sur la position de Sarkozy. En mars, il y a les élections municipales. Le peuple a une carte à jouer pour faire monter la pression sur les élus socialistes et UMP. Résistons !

lundi, 22 octobre 2007

Le traité européen «est un viol politique»

A lire sur liberation.fr cette interview d'Etienne Choard réalisée par François Vignal. 

Etienne Chouard s'était fait connaître en 2005 grâce à son site internet qui décortiquait et dénonçait la Constitution européenne. Il revient aujourd’hui à la charge contre le nouveau traité européen de Lisbonne. Pour ce professeur d’économie, de droit et d’informatique d’un lycée du sud de la France, il s’agit sur le fond de la même Constitution, pourtant rejetée par les Français et les Hollandais. Et appelle à la combattre. Entretien.
Le nouveau traité européen a été adopté vendredi à Lisbonne. Ce texte ressemble-t-il à la Constitution rejetée en 2005 ?
Ce n’est pas une version édulcorée, c’est la même version et je la combats violemment. On a retiré trois détails sans importance : le drapeau, l’hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme si le fait de retirer l’étiquette retirait le danger. Et puis on nous impose par voie parlementaire ce qu’on vient de refuser par référendum. Pour moi, c’est un viol. Un viol politique, c’est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste.

Pour vous, un nouveau référendum est un minimum ?
Oui, ça me paraît évident, pour cinq raisons. Parce que sur le fond, tout ce qui est dangereux est là : la confusion des pouvoirs dans les mains de l’exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les «actes non législatifs». Le Parlement ne les contrôle pas et ce sont des normes obligatoires qui s’appliquent à tout le monde. C’est incroyable. Et cela peut concerner la concurrence, le marché intérieur, la circulation de capitaux, des choses très importantes, qui sont hors contrôle !

Deuxième point : la dépendance des juges européens vis-à-vis de l’exécutif pour leur carrière. Ils sont nommés pour six ans par les gouvernements, et renouvelables. Dans les démocraties, ça ne se fait pas comme ça. L’indépendance des magistrats est l’un des fondements de la démocratie.

Troisièmement : l’article 104 de Maastricht, c’est-à-dire l’interdiction pour les Etats de créer la monnaie. On est fou d’accepter ça. Les Etats l’ont accepté à Maastricht, c’est toujours là aujourd’hui. Maintenant, ils doivent s’endetter quand ils ont besoin d’argent et payer un intérêt aux banques. Mais on est fou ! C’est contraire à l’intérêt général. La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l’abandonnée, vous avez tout perdu.

Autre point : la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples.

Et enfin, dans cette Constitution, aucun organe n’est responsable de ses actes. A part la motion de censure, qui est théorique, parce qu’à la majorité des 2/3, il n’y a pas de mécanisme de responsabilité. Le Conseil des ministres, le Conseil européen, le Parlement ne peuvent être renversés ou dissous par personne. La Banque centrale n’a de compte à rendre à personne. Mais qui est responsable de ses actes là-dedans ?

samedi, 20 octobre 2007

Traité modificatif européen : une copie du TCE

A lire sur le site d'ATTAC France.  Ce projet (Le nouveau traité) devrait être adopté formellement par le sommet européen des 18 et 19 octobre 2007, puis soumis à la ratification des 27 membres de l’Union européenne, un processus qui devrait être conclu avant les élections européennes de juin 2009. Le projet de « traité modificatif » comporte plusieurs centaines de pages avec 297 modifications des traités existants, douze protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Faisant constamment référence aux traités existants, l’ensemble est évidemment illisible par tout un chacun. Ce sont les traités une fois modifiés qu’il faut considérer. Or ils ne sont pas publiés…
L’analyse article par article des projets de traités modifiés montre que le traité modificatif transfère dans les traités actuels la quasi totalité de la constitution rejetée par les électeurs français et néerlandais au printemps 2005 à près de 55 et 62 % des voix, après un engouement rare des uns et des autres pour le débat politique. Certes, le terme « constitution » n’est plus employé et ce texte aura donc une moindre portée symbolique, d’autant qu’il n’est plus question d’hymne européen ni de fête annuelle de l’Europe. Mais, dès le préambule, on s’aperçoit que rien n’a vraiment changé, puisqu’un ajout entend affirmer, comme en 2005, le rôle essentiel de « l’héritage religieux » dans le développement de nos valeurs universelles, expression inacceptable au nom de la laïcité et du respect des réalités historiques. Le reste est à l’avenant.

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