mardi, 18 septembre 2007
Sarkozy prêt à élargir malgré nous ?
Une brève de Libération qui aurait mérité un article de fond : Nicolas Sarkozy souhaite supprimer le référendum obligatoire pour les futures adhésions à l'UE, ce qui pourrait lever une hypothèque pesant sur la Turquie et des pays des Balkans, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie Bernard Kouchner.
Une info à relayer d'urgence !
10:15 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, élargissement, Europe
mardi, 04 octobre 2005
Troc vilains Croates" contre "gentils Turcs" ...
C'est l'Europe dans toute sa splendeur ! Un machin où les tractations l'emportent sur les aspirations et les attentes des peuples composant "l'Union". Pour arracher un Oui autrichien, les Européens et Britanniques en têtes étaient prêts à tout. Vous voulez la réouverture des discussions avec la Croatie ? OK. Carla Ponte, la Procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a été ramenée, vite fait bien fait, au Luxembourg pour dire que la "Croatie coopérait désormais pleinement avec la Haye". Carla Ponte ne voyant plus des généraux partout, les discussions sur l'adhésion à l'UE de la Croatie pourraient commencer dès ce soir ! Bref, on assiste là à un retournement digne de feu l'Union soviétique ou à une discussion de marchands de tapis ! Dans toute cette histoire, on admirera encore le courage de nos représentants (Allo Douste ???) qui ont su porter haut la voix du peuple de France, qui dit Non à l'entrée dans l'UE de la Turquie. Les Autrichiens peuvent nous rejoindre pour jeter les bases de la grande Union des peuples floués ... Chypre et l'Autriche ont fait la grande reculade sans réel garantie et les Turcs, pour l'instant, jouent toujours les vierges outragées.
M. Akif Beki, le porte-parole du premier ministre turc ainsi affirmé que "les discussions se poursuivent", et qu'il"n'y a pas encore de compromis". "Il n'y a pas encore de confirmation sur quand et comment le ministre des affaires étrangères ira à Luxembourg", a poursuivi , devant le siège du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir) où le chef du gouvernement Recep Tayyip Erdogan examinait la proposition de l'UE avec son cabinet et des cadres du parti. Face à l'arrogance turque et au déni de démocratie en Europe, on entend déjà le chant des européistes : "occasion unique pour l'Europe" et celle de l'Europe du fric.
Ce soir, sur les ondes un représentant de Carrefour se félicitait déjà des possibles négociations car la Turquie est un formidable marché, la "Chine de demain"... Elle vrai belle "notre" Europe ou ne triomphe que deux valeurs le Business et l'exploitation des individus.
17:45 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
lundi, 03 octobre 2005
Les Turcs cherchent du soutien chez l'Oncle Sam !
A l'heure où l'Autriche, en poposant une alternative à l'entrée de la Turquie dans l'UE, défend une position partagée par de nombreux citoyens européens, la Turquie multiplie les pressions et les déclarations arogantes. Dimanche, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan déclarait devant les députés de son parti réunis dans une station balnéaire proche d'Ankara à propos de l'UE "Soit elle décidera, en faisant preuve de maturité politique, de devenir une force, un acteur mondial, soit elle se confinera dans un club chrétien". Georges Bush, n'aurait pas mieux parlé ! C'est sans doute pour cela que la Turquie est allée chercher du soutien du côté de l'Oncle Sam. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait savoir lundi qu'il avait appelé Condoleezza Rice et que la secrétaire d'Etat américaine avait exprimé son soutien à l'ouverture de négociations sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. "Rice continue de soutenir la Turquie", a ajouté Recep Tayyip Erdogan. "Il y a une intense activité diplomatique pour trouver une solution". Le soutien des USA à al Turquie n'est pas un hasard. Faire rentrer ce pays dans l'UE, c'est briser un peu plus l'hypothèse de voir un jour émerger une Europe politique et une Europe de la défense.14:35 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
Les Vingt-Cinq n'ont pas trouvé d'accord sur la Turquie
L'Autriche réussira t-elle à bloquer l'entére de la Turquie dans l'Europe ? Peut-être ! En tout cas, une chose est claire sur ce dossier. Il ne faut pas compter sur nos représentants politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche, pour défendre l'alternative : un partenariat et c'est tout ! Une dépêche d'AP. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union qui tentaient de surmonter les objections de l'Autriche à l'ouverture prévue lundi des négociations d'adhésion avec la Turquie se sont séparés dimanche soir sans avoir trouvé d'accord.
Le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, avait organisé dimanche une seconde rencontre bilatérale avec son homologue autrichienne Ursula Plassnik. Mais cette dernière n'est pas revenue sur l'objection autrichienne. Les représentants des 25 doivent se retrouver lundi matin à 7h30 GMT pour des discussions de dernière minute.
Les participants aux négociations ont exprimé leur frustration vis-à-vis de l'Autriche. "Très peu de mouvement a été effectué, a regretté la ministre suédoise des Affaires étrangères Laila Freivalds. (L'Autriche) doit abandonner ses revendications."
Ursula Plassnik a reconnu que la pression s'accroissait contre Vienne. "Nous sommes dans une phase où les négociations deviennent très, très difficiles. La pression est sur nous, a-t-elle déclaré à la presse. Nous souhaitons l'ouverture des négociations, il n'y pas débat, mais pour que tous reconnaissent la nécessité d'un texte amélioré. Nous y travaillons et ce n'est pas particulièrement facile."
A quelques heures de cette réunion, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait exhorté l'UE à faire un choix. "Soit elle décidera, en faisant preuve de maturité politique, de devenir une force, un acteur mondial, soit elle se confinera dans un club chrétien", a-t-il lancé dimanche devant les députés de son parti réunis dans une station balnéaire proche d'Ankara.
Comme prévu de longue date, les négociations d'adhésion doivent s'ouvrir lundi à Luxembourg. Mais l'Autriche a jeté un pavé dans la mare cette semaine en estimant que les Vingt-Cinq devaient proposer un partenariat privilégié à la Turquie plutôt qu'une intégration pure et simple. Une position que ne partagent pas ses partenaires européens et qu'Ankara juge inacceptable.
09:35 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
Six Français sur dix hostiles à l'entrée de la Turquie dans l'UE
07:30 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mercredi, 28 septembre 2005
Que les Turcs boudent l'adhésion, chouette !
Deconnectés des nations, les "européens de Bruxelles" vont lancer lundi prochain les négociations avec la Turquie, qui, comme chacun sait se trouve aussi géographiquement en Europe que l'Iran... Histoire d'exister, les 25 entendent réclamer du bout des lèvres à la Turquie, la reconnaissance de Chypre. Arrogante à souhait, la Turquie fait durer le suspense : "Nous ne sommes pas engagés dans un exercice d'une reconnaissance de la partie grecque de Chypre mais dans un exercice de lancement de pourparlers pour la construction d'un avenir commun avec l'Europe", a déclaré le porte-parole turc du ministère des Affaires Etrangères, Namik Tan. Des 25, seule l'Autriche affiche clairement la volonté d'offrir à la Turquie une alternative à l'adhésion. Cette position est une position de raison car la Turquie n'a rien à faire dans une UE déjà mal en point du fait d'un élargissement trop rapide. L'entêtement turc à reconnaître Chypre démontre aussi que cet Etat de non droit est incapable de faire des compromis. On imagine ce que cela donnera le jour ou les députés turcs seront majoritaires au Parlement européen ...
14:25 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
lundi, 07 mars 2005
Les droits de la Femme dans la Turquie "européenne"
En Turquie, des manifestations pour marquer la journée internationale de la femme du 8 mars se sont soldées par 63 arrestations, à Istanbul. Selon la police, les rassemblements, qui regroupaient environ 400 personnes, n'avaient pas été autorisés. Les policiers ont utilisé des matraques et des gaz irritants pour disperser la foule. la Turquie, pays européen comme doit entamer prochainement des négociations d'adhésion à l'UE... Mais bien sûr, comme le dirait Raffarin le clairvoyant qui voit du social dans le traité constitutionnel, "le référendum des Français le 29 mai ne pose pas la question de la Turquie"... Non, bien sûr. A l'UMP et au PS, on n'a pas fini de prendre les électeurs pour des cons.
20:50 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
dimanche, 02 janvier 2005
La marche turque ...

Il y a parfois des contributions salutaires. Celle de Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, en fait partie. Dans une interview donnée au Figaro, il vient de donner un sacré coup de pied dans la fourmilière des euro-béats de droite comme de gauche, unis comme un seul homme, pour faire adopter la future constitution européenne.
Acte 1. Le député relance le débat sur l'adhésion programmée de la Turquie. Grincements de dents dans le camp du oui où l'on veut déconnecter le référendum de la question turque et de la vie politique en générale. Réponse de Jean-Louis Bourlanges : "Politiquement, chacun sent bien que la victoire du oui vaudra approbation de l'ensemble de la politique européenne du chef de l'État, Turquie comprise."
Un peu plus haut : "L'adhésion programmée de la Turquie sonne le glas des deux ambitions qui sont, depuis cinquante ans, à la base de l'entreprise : l'affirmation politique d'une unité de civilisation et la mise en place d'une capacité commune d'action à caractère fédéral. L'Union a désormais vocation à devenir un simple «carrefour de civilisations», comme le dit M. Erdogan, autant dire une ONU régionale aux frontières provisoires ou arbitraires, condamnée par ses divisions à fonctionner sur un mode intergouvernemental."
Et le député d'enfoncer le clou : "L'Europe est une création du Haut Moyen Âge. Elle est née de la conjonction de trois phénomènes : la chute de l'Empire romain qui a cédé la place, pour le meilleur et pour le pire, à un système politique éclaté entre plusieurs États indépendants et qui a libéré les forces productives d'une confiscation parasitaire des richesses par l'État ; une révolution religieuse, le triomphe du christianisme augustinien, qui a permis l'émancipation progressive du pouvoir politique et du savoir intellectuel ; la conquête arabo, puis turco-musulmane, qui a fixé le territoire européen en en retranchant définitivement la rive sud de la Méditerranée.
On s'indigne aujourd'hui de constater que la frontière sud de l'Europe est historiquement une frontière religieuse, frontière épaisse au demeurant, marquée par le flux et le reflux des Ottomans, comme si la reconnaissance de cette réalité était de nature à mettre en péril le pluralisme religieux et la neutralité de la puissance publique. Le politiquement correct confine ici au déni de réalité. Il est aberrant de nier, à la seule lumière de ce qu'est devenue la religion chrétienne à l'ouest de l'Europe, que chaque religion n'est pas cantonnée au for intérieur de la conscience individuelle, mais qu'elle joue un rôle central, et chaque fois différent, dans la représentation que les hommes se font d'eux-mêmes, de leurs rapports aux autres et de leur relation à la politique. Comment ne pas voir que les destins historique et culturel de la chrétienté et de l'Empire ottoman n'ont pas suivi sur la longue durée et ne suivent toujours pas, aujourd'hui, le même cours.Daniel Cohn-Bendit estime qu'on assiste en Turquie à l'émergence d'un «islam des Lumières». Je serais plus circonspect car j'observe que ce qui se joue là-bas ? démocratie islamisante contre laïcité autoritaire ? obéit à des logiques qui nous sont fondamentalement étrangères et sont, en revanche, proches de ce qu'on observe dans une partie du monde arabe."
Cette analyse rigoureuse paralyse les arguments des partisans du "Oui", qui tentent de cataloguer les opposants à l'entrée de la Turquie dans l'UE, comme des personnes ayant peur de l'Islam, ou des égoïstes.
Derrière la volonté des "europtimistes" d'intégrer la Turquie non-européenne par un souci d'apaisement avec le monde musulman, il y a pourtant des relents d'une forme d'impérialisme. Impossible, de ne pas songer à l'Empire austro-hongrois qui jadis, dans les confins croates, se servait des paysans serbes pour se protéger des ottomans.
Etrange retournement de l'histoire. Le futur empire libéral européen, lui aussi, est en quête d'une avant-garde pour protéger ses confins au Sud et à l'Est ... avec l'Ukraine, par exemple. Mais en Ukraine, aussi, les Troiens américains sont déjà là...
Acte 2. La conclusion de l'interview de Jean-Louis Bourlanges, donne le coup de grâce : "Si le oui l'emportait malgré tout, ce ne pourrait être que parce que cette Europe sans forme et sans objet ne fait plus peur à grand monde du fait de son insignifiance. On mobilise difficilement contre le vide. Les oui à la Constitution seront de résignation et non d'espérance."
Ceux qui, comme nous, voit aujourd'hui dans le "Non", un non d'espérance destiné à redonner de nouvelles valeurs à l'Europe, basées sur la justice sociale, la transparence démocratique, sur un juste équilibre entre le respect des souverainetés et un partage de compétences approuvé par les citoyens, ne peuvent qu'approuver ces propos. Un autre chantier serait de redonner sa place à l'axe franco-allemand, de construire un système de défense européen détaché de l'Otan. Cette tâche doit être portée par les bailleurs de fonds de l'Union que sont la France et l'Allemagne, et tant pis s'il faut s'opposer aux nouveaux venus de l'Est, dont le portefeuille est à Bruxelles et le cœur à Washington.
20:05 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mardi, 21 décembre 2004
Quand la Slovénie découvre les "bienfaits du libéralisme"
Toujours sur le site Terre d'Escale... : Délocalisations à l'Est : La main d'œuvre slovène est trop chère. L'expansion des entreprises vers les pays à la main d'œuvre bon marché n'est pas problématique du point de vue de l'économie nationale tant qu'elle ne provoque pas une réduction des postes de travail en Slovénie. Au contraire, elle amplifie la réussite potentielle des entreprises slovènes dans le contexte global.
20:25 Publié dans Elargissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 18 décembre 2004
Vous ne voulez pas de la Turquie ? Vous l'aurez quand même !
La démocratie européenne, c'est bien. Les nations sont contre l'entrée de la Turquie ? pas de problème la commission européenne décide d'ouvrir les négociations d'adhésion ! Extrait du Monde. "Plus aucun obstacle ne s'oppose à l'ouverture des négociations d'adhésion avec Ankara que devront décider, lors d'un sommet à Bruxelles, jeudi et vendredi, les dirigeants des 25 pays membres de l'Union. La France, qui a prévu un référendum, réclame toutefois que l'issue ne soit pas garantie." Ce qui est clair, c'est que la "France" joue la montre afin d'éviter que la question turque n'encourage les partisans du Non à se mobiliser en masse lors du référendum...
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