dimanche, 12 avril 2009

Bienvenue dans l'Europe du dumping social !

Le fabricant de pneus Continental ferme une usine en France, mais fait tourner à plein régime son site roumain. Confortablement installé dans son bureau flambant neuf, le patron de l'usine de pneumatiques Continental de Timisoara, ville située à l'ouest de la Roumanie, montre un pneu posé à côté de lui. "On vient de faire les tests, il tient la route à 300 kilomètres à l'heure, affirme fièrement Thierry Wipff. C'est le nouveau modèle qu'on va produire en Roumanie." Alors que Continental s'apprête à fermer ses usines de Clairoix (Oise) en France, et d'Hanovre en Allemagne, le fabriquant de pneumatiques met les bouchées doubles pour développer son site de Timisoara.

>> La suite sur le site du monde.fr

lundi, 08 décembre 2008

Bienvenue au royaume de la manipulation

Comment Sarkozy nous manipule tous à l'intérieur et sur l'Europe  : http://www.rue89.com/2008/12/07/sarkozy-les-tcheques-merk...

jeudi, 06 novembre 2008

Le plan secret de l'Europe pour développer la culture des OGM

Cette Europe que nous subissons chaque jour complote en secret pour développer la culture des OGM. C'est ce que révèle The Indépendent. Extrait de l'article et lien pour le lire en entier :

Europe's secret plan to boost GM crop production

By Geoffrey Lean

Sunday, 26 October 2008Gordon Brown and other European leaders are secretly preparing an unprecedented campaign to spread GM crops and foods in Britain and throughout the continent, confidential documents obtained by The Independent on Sunday reveal.

The documents – minutes of a series of private meetings of representatives of 27 governments – disclose plans to "speed up" the introduction of the modified crops and foods and to "deal with" public resistance to them.

And they show that the leaders want "agricultural representatives" and "industry" – presumably including giant biotech firms such as Monsanto – to be more vocal to counteract the "vested interests" of environmentalists.

News of the secret plans is bound to create a storm of protest at a time when popular concern about GM technology is increasing, even in countries that have so far accepted it.

Public opposition has prevented any modified crops from being grown in Britain. France, one of only three countries in Europe to have grown them in any amounts, has suspended their cultivation, and resistance to them is rising rapidly in the other two, Spain and Portugal.

The embattled biotech industry has been conducting a public relations campaign based round the highly contested assertion that genetic modification is needed to feed the world. It has had some success in the Government, where ministers have been increasingly speaking out in favour of the technology, and in the European Commission, with which its lobbyists have boasted of having "excellent working relations".

The secret meetings were convened by Jose Manuel Barroso, the pro-GM President of the Commission, and chaired by his head of cabinet, Joao Vale de Almeida. The prime ministers of each of the EU's 27 member states were asked to nominate a special representative.

Neither the membership of the group, nor its objectives, nor the outcomes of its meetings have been made public. But The IoS has obtained confidential documents, including an attendance list and the conclusions of the two meetings held so far – on 17 July and just two weeks ago on 10 October – written by the chairman.

The list shows that President Nicolas Sarkozy of France and Chancellor Angela Merkel of Germany sent close aides. Britain was represented by Sonia Phippard, director for food and farming at the Department of Environment, Food and Rural Affairs.

The conclusions reveal the discussions were mainly preoccupied with how to speed up the introduction of GM crops and food and how to persuade the public to accept them.

The modified products have to be approved by the EU before they can be sown or sold anywhere in Europe. But though the Commission officials are generally strongly in favour, European governments are split, causing the Council of Ministers, on which they are represented, to be deadlocked.

In that event the bureaucrats on the Commission wave them through anyway. They are legally allowed to do this, but overruled governments and environmental groups are unhappy.

The conclusions of the first meeting called for the "speeding up of the authorisation process based on robust assessments so as to reassure the public", while the second one added: "Decisions could be made faster without compromising safety."

But the documents also make clear that Mr Barroso is going beyond mere exhortation by trying to get prime ministers to overrule their own agriculture and environment ministers in favour of GM. They report that the chairman "recalled the importance for prime ministers to look at the wider picture", "invited the participants to report the discussions of the group to their heads of governments", and "stressed the importance of drawing their attention to ongoing discussions in the Council [of Ministers]".

Helen Holder of Friends of the Earth Europe said: "Barroso's aim is to get GM into Europe as quickly as possible. So he is going straight to prime ministers and presidents to tell them to step on their ministers and get them into line."

>>> Lire la suite.

dimanche, 02 novembre 2008

Européennes : une liste des opposants de gauche au TCE ?

C'est ce qu'évoque la journaliste Christiane Combeau sur Rue 89. On a envie de dire chiche ! Allons-y ! En tout cas les choses semblent bouger. Lire l'article.

samedi, 05 juillet 2008

UE : la crise sociale et politique

Un article de Pierre Chaillan paru sur  humanite.fr.  Crise démocratique après le non irlandais, croissance en panne, forte inflation, le lancement de la présidence française de l’UE s’effectue sur fond de tensions multiples.

Coup de théâtre en ce 1er juillet 2008, premier jour de la présidence française de l’Union européenne : Lech Kaczynski le président polonais a indiqué qu’il refusait de ratifier le traite de Lisbonne estimant qu’il est "sans objet" après son rejet par les électeurs irlandais, dans une interview publiée mardi. Le président tchèque Vaclav Klaus soutient la décision de son homologue polonais Lech Kaczynski.

Autant dire que le traité de Lisbonne n’a plus aucune valeur juridique. En effet, tout texte n’est reconnu à l’échelle internationale que lorsque il est approuvé selon les conditions définis. Pour entrer en vigueur, le traité de Lisbonne devait être ratifié à l’unanimité des états-membres. les irlandais ont voté non, la Pologne et la République Tchèque s’apprêtent à ne pas le ratifier… Alors ?

Sans importance pour les dirigeants européens et Nicolas Sarkozy qui veulent imposer par tous les moyens les choix ultralibéraux rejetés par les expressions démocratiques, les mouvements sociaux des peuples d’Europe.

A la veille de l’ouverture de la présidence française de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy avait cherché lundi soir sur France 3 à désamorcer le "fossé" entre les européens et l’Europe. Mais il avait totalement évacué le volet social ?!

Le Président de la République reconnaissait ce « fossé » qui existe aujourd’hui entre l’Europe et les citoyens : « C’est une réalité », soulignait Nicolas Sarkozy, qui rappelait cependant que l’Union européenne s’est construite « sur la paix », « la prospérité », « la démocratie ». « Cela a bien marché », ajoutait le chef de l’Etat. « Il faut changer profondément notre façon de faire l’Europe », qui « inquiète » les citoyens européens, avait-il déclaré lundi lors de l’émission spéciale sur France 3.

Le non irlandais "complique notre tâche"

A la veille du lancement de la présidence française de l’Union européenne, le principal artisan du Traité "simplifié" de Lisbonne avait voulu faire oublier la véritable claque que constitue le rejet par les Irlandais le 12 juin dernier de ce texte.

« Le non irlandais, ça complique notre tâche. J’irai sur place, en Irlande, pour tenter de comprendre. Les faire revoter ? Je ne dirais pas ça comme ça, nous donnerions l’impression de forcer la main. Je verrai avec eux. Mais je dirai une chose : il n’est pas question d’élargir tant que l’Europe n’a pas d’institutions. Si on n’a pas Lisbonne, on aura [le traité de] Nice »

Rejetant la responsabilité sur le peuple Irlandais, il avait maintenu les principales orientations de l’actuelle construction européenne.

Ainsi à la question sur le social, la retraite, qui ne fait pas partie des priorités européennes du président, Nicolas Sarkozy répondait : « Le social n’est pas une compétence européenne, mais une compétence nationale. Nous avons le meilleur système de protection sociale d’Europe, vous ne voulez pas que je le mette en discussion avec les autres pays. Le social doit rester national. » Exit l’Europe sociale ! Exit l’harmonisation sociale européenne par le haut !

Pas d’Europe sociale !

Comment le chef de l’Etat qui sera, pendant six mois, également président du Conseil européen, peut-il déclarer dans la même émission télévisée qu’"on attend de l’Europe qu’elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation, et c’est là que ça ne marche pas". "Il faut qu’on réfléchisse à comment on fait de cette Europe un moyen de protéger les Européens dans leur vie quotidienne"…

Selon un sondage BVA paru dans Ouest-France dimanche, une majorité de Français n’a pas confiance dans la construction européenne. Ce n’est pas en parlant de protection face à la mondialisation et d’indiquer ensuite que l’Union européenne ne peut rien en matière sociale que l’on rassurera les Français, ni même les Irlandais, les Néerlandais ou encore les Roumains qui ont mené récemment des grève pour les salaires !

Et puis quel cynisme de proclamer que le social n’est pas de la compétence de l’Union européenne alors qu’une directive européenne sur la durée légale du travail, grâce notamment au soutien de la France sarkozyste, vient d’être adoptée et a porté la semaine à 65 heures !

En difficulté face à cette crise institutionnelle et démocratique (le "non" irlandais après les rejets français et néerlandais), économique et financière (hausse de l’inflation dans la zone euro, crise pétrolière), Nicolas Sarkozy retrouvait son discours sécuritaire et répressif pour évoquer la politique d’immigration que la présidence française voulait insuffler « dans l’espace Schengen ».

En bon libéral, laxiste en matière sociale, il devient là intraitable même si il a lui aussi « du cœur » : « Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’on peut passer sans visa d’un pays à l’autre. Quand un pays d’Europe régularise, ces personnes peuvent se rendre en France (…) On ne doit pas pouvoir régulariser massivement, ou alors avec l’accord des autres pays. »

Présidence française : incantation à la TVA réduite

Face à la hausse pétrolière, il a une nouvelle fois, telle une incantation, défendu sa proposition de plafonner la TVA sur les produits pétroliers pour faire face à la hausse du prix du baril. Une mesure qui est bien loin de faire l’unanimité au sein de l’UE.

Cette proposition de suspendre le prélèvement de la TVA à partir d’un certain niveau de prix pour le pétrole, afin de soulager les ménages, a d’ores et déjà été rejetée par plusieurs pays de l’UE, Allemagne en tête.

Lors du dernier Conseil européen de Bruxelles, le 20 juin, la Commission a toutefois accepté que l’idée de M. Sarkozy soit examinée par l’Europe, au même titre que les propositions des autres pays face à la flambée des prix du pétrole, d’ici au prochain conseil, en octobre.

Autre initiative : le chef de l’Etat a annoncé qu’il proposerait à ses partenaires européens que la TVA sur "tout ce qui est écologique", notamment les immeubles HQE (haute qualité environnementale) et les voitures propres, soit abaissée "à 5,5%".

"Je veux me battre pour qu’il y ait une fiscalité propre" en Europe, a-t-il déclaré. "C’est pas normal que quand vous achetez une voiture propre, elle coûte plus cher qu’une voiture sale. C’est pas normal que quand vous construisez un appartement ou une maison économe en énergie, ça vous coûte plus cher que quand vous construisez une maison qui n’est pas économe", a-t-il jugé.

Une fiscalité propre ? Le Chef de l’Etat veut-il enfin s’en prendre au paradis fiscaux, au blanchiment de l’argent sale et à la spéculation financière qui minent les économies réelles des pays ? Vous n’y êtes pas.

Abordant la question de la Banque centrale européenne, dont il a souvent critiqué la politique de l’euro fort, Nicolas Sarkozy a estimé qu’elle "devrait se poser la question de la croissance" et "pas simplement de l’inflation". Oui mais comment sans pouvoir de contrôle citoyen alors que Nicolas Sarkozy réaffirmait le principe de l’indépendance de la Banque centrale ?


mercredi, 18 juin 2008

A l'insu des peuples

A lire sur le monde.fr : Etienne Chouard : "L'Union européenne est faite à l'insu des peuples".Extrait : L'impasse dans laquelle se trouve actuellement l'Union européenne rappelle la situation où elle se trouvait en 2005 après le rejet français. Et si rien n'a évolué, si aucun "plan B" ne fait l'unanimité, la victoire du "non" a-t-elle été inutile ? M. Chouard refuse cette idée et n'hésite pas à parler de "viol", "quand on ne veut pas quelque chose mais qu'on nous l'impose quand même, c'est bien comme ça que cela s'appelle". 

dimanche, 15 juin 2008

Après le Non, à lire ...

L'Humanité consacre un dossier au vote Irlandais :  Irlande : 53,4% "en notre non".

Rue89 a fait une synthèse intéressante des commentaires de ces lecteurs : Europe: vos dix raisons de ne pas l'aimer.

Sur Libé, si vous êtes un peu masochiste, en parcourant  le blog de Jean Quatremer vous en saurez plus sur la manière dont est perçu le Non dans les coulisses de Bruxelles. Attention, ici pas question d'afficher votre Non ! Vous êtes en terre 100 % étoilée !

samedi, 24 novembre 2007

Comment nous imposer le mini traité ...

jeudi, 08 novembre 2007

Le oui socialiste sur la voie de droite

Très bon papier de Miche Onfay lu sur libé.fr.La trêve présidentielle terminée, le Parti socialiste retrouve ses vieux démons et ne sait plus comment se démarquer de façon crédible du libéral Sarkozy. Des ministres débauchés, des hommes de main appointés dans des commissions Théodule, des sympathisants socialistes embauchés, le parti de Hollande ne sait plus comment faire croire qu’il pourrait être encore de gauche…

Sur l’Europe par exemple : comment dire comme Sarkozy, autrement dit voter son texte, tout en laissant croire qu’on n’a rien à voir avec lui, sa politique et son gouvernement ? De quelle façon distinguer le oui sarkozyste du oui socialiste ?

Sottises. La candidate socialiste a largement utilisé les ficelles de la démagogie pour tâcher d’être élue : investie par le PS, aspirante à la fonction suprême, elle défend les 35 heures, elle promet le Smic à 1 500 euros puis, une fois écartée par les électeurs, avoue qu’elle ne croyait pas une seconde à ces sottises – pas plus que Sarkozy et Bayrou…

Ségolène Royal avait également promis un nouveau référendum sur l’Europe, forte de cette idée si peu démocratique et tellement tactique qu’il faut refaire un référendum perdu jusqu’à ce qu’on le gagne… Cette promesse vient de rejoindre la corbeille à papier des socialistes majoritaires. On imagine cette femme pilotant les destinées de la France et usant de ce type de cynisme dont elle prétendait vouloir débarrasser la classe politique !

Bobos.
Le problème du PS, désormais dans l’opposition pour un long temps, n’est pas, semble-t-il, de se refonder au regard des idées ou d’une thématique qui reprendrait les fondamentaux socialistes, mais de reconquérir le pouvoir le regard braqué sur les sondages et les études d’opinion. Dès lors, comment tenir les deux bouts : l’alignement sur la politique européenne de Sarkozy, et une franche et claire opposition sur le fond ? Et ne pas donner aux électeurs l’impression que, sur ce sujet comme sur tant d’autres, Sarkozy et le PS dans son aile droite, c’est blanc bonnet et bonnet blanc ?

L’aile gauche du PS gagnerait à relire La Boétie qui écrivait : «Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres.» Elle est instrumentalisée par les instances dirigeantes du parti pour donner une caution de gauche à une formation politique qui a depuis longtemps cessé de parler aux classes défavorisées en ne s’adressant plus qu’aux bobos, alors que ceux-ci sont plutôt séduits par la franchise molle de François Bayrou.

Comme dans les haras à la saison de monte, l’aile gauche du PS sert depuis longtemps de boute-en-train à l’aile droite du parti qui, elle, jouit sans entraves ! Cette gauche gagnante du référendum est tout aussi négligée, méprisée, oubliée que le peuple français qui s’est exprimé. Le PS, qui va voter oui, redit que sa famille est moins le peuple souverain que la caste des politiciens de profession qui, droite et gauche confondues, peuvent légitimement prétendre aux affaires et qui, pour cette raison électoraliste, ne gâchent pas leurs chances et n’insultent pas l’avenir en s’affichant avec les gueux du non.

Que cette aile gauche du PS, qui est l’honneur des socialistes, cesse de servir de supplétif et qu’elle ramène à elle un parti qui, alors, pourra se réclamer de Jaurès en empêchant que Sarkozy le fasse à sa place…

Le projet d’Olivier Besancenot de créer un rassemblement de gauche au-dessus (au-delà ?) des partis pourrait, s’il se fait loin de l’esprit de boutique des groupuscules, sans souci d’ego, en ignorant la trivialité de la survie des petits partis (ce qui est beaucoup demander…), cristalliser une véritable opposition de gauche à la politique de Sarkozy en même temps que faire prendre conscience au PS qu’il aurait ainsi des voix à récupérer sur sa gauche et non sur sa droite, autrement dit à droite… Une gauche véritablement incompatible avec Sarkozy, avec Bayrou, avec une partie de Le Pen, donc une gauche antinomique à celle de Ségolène Royal, fournirait une force à ce qui, pour l’instant, menace d’un débordement protestataire dans la rue.

Suffrage. Dans cette logique d’un double déni sarkozyste et socialiste de l’expression du suffrage universel, il ne faudra pas s’étonner que les choses se passent désormais dans la rue. Les semaines revendicatives qui s’annoncent le rappelleront à ceux qui auraient eu le tort de l’avoir oublié trop vite…

vendredi, 02 novembre 2007

Un site pour faire respecter notre NON !

Respectez notre Non ! C'est le nom d'un nouveau site 100 % à gauche qui vient d'être lancé. Plein d'infos à y puiser pour résister au courant médiatico-ououiste et une pétition à signer et à faire signer. Résistons !

cdd7c48247fc434245727058923b3804.jpg

 

Toutes les notes