vendredi, 02 novembre 2007

Les vrais socialistes disent NON !!!

FABIUS. Dans une interview à paraître dimanche dans le Parisien-Aujourd'hui en France, Laurent Fabius, le député de Seine-Maritime juge que le projet de traité qualifié par certains de simplifié "n'est avec ses 250 pages et ses 297 amendements, pas plus simplifié que le précédent  (...) En 2005, le peuple s'était prononcé par référendum. Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. (...) Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler".

MELENCHON. Sur son blog, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon déclare qu'il est pour le non. « Absent de France pour suivre la dernière semaine de la campagne présidentielle en Argentine, je tiens à réagir aux déclarations de plusieurs dirigeants socialistes concernant un prétendu « consensus pour ne pas s’opposer à l’adoption du nouveau traité européen ».  Il n’y a pas de consensus au PS pour ne pas s’opposer à l’adoption de ce traité. Je voterai contre sa ratification et je ne serai pas le seul.  Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005. Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple.  S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte.  Je rappelle que pour pouvoir voter sur la ratification du traité, il faudra d’abord réviser la Constitution française. En votant contre la révision de la Constitution par voie parlementaire on rendrait obligatoire l’organisation d’un référendum. Si la gauche s’y oppose, M. Sarkozy n’a pas en effet la majorité des 3/5 au Congrès du Parlement pour réviser la Constitution française sur ce point.  La gauche doit tenir parole. Tous ses candidats s’étaient en effet prononcés en faveur d’un référendum.  Ne pas exiger un référendum serait un reniement, alors que la gauche a les moyens de l’imposer.»