lundi, 18 février 2008
Les damnés du Kosovo
08:00 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, serbie, union européenne
dimanche, 17 février 2008
Et pourtant le Kosovo, c'est la Serbie
Choquant, révoltant de voir l'Union européenne encourager l'indépendance d'une province appartenant à la Serbie. L'indépendance du Kosovo se traduira sans nul doute par une exode des 100 000 serbes vivant reclus dans des enclaves depuis 1999. De tout cela, les instances européennes se moquent bien. Le seul espoir peut venir de la Russie et d'une déclaration d'indépendance du Nord de la province où les Serbes sont majoritaires. Le drame de l'indépendance programmée du Kosovo en dit loin en tout cas sur l'Europe qui n'est qu'une machine à broyer les peuples.
22:10 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, serbie, union européenne
vendredi, 29 décembre 2006
Pologne : le plombier se barre, les Ukrainiens arrivent !
Le plombier polonais vous connaissez ? Cette marionnette sortie par les Ouiouistes durant la campagne du TCE est en voie de disparition en Pologne. Le Monde, journal au combien bruxellois, publie dans son édition en ligne un papier intitulé : "La Pologne embauche des Ukrainiens pour pallier la fuite de ses artisans". Extraits. "Depuis l'adhésion de la Pologne à l'Union européenne (UE) en mai 2004, si la vague des candidats au départ, évaluée à un million de personnes, n'a épargné aucun secteur, les effets sont particulièrement visibles dans le bâtiment. Le phénomène s'est accéléré ces six derniers mois, au point que ce marché polonais pourrait aujourd'hui absorber de 100 000 à 150 000 travailleurs supplémentaires.
Signe fort, les offres d'emplois de promoteurs polonais se sont multipliées ces derniers mois dans les petites annonces de la presse polonaise. Mais comment faire concurrence aux offres de sociétés d'outre-Manche ? Ces dernières promettent des salaires jusqu'à quatre fois plus élevés - le salaire horaire brut d'un peintre ou d'un maçon pouvant atteindre 40 zlotys (10,5 euros) en Grande-Bretagne, contre 10 à 15 zlotys (de 2,6 à 4 euros) en Pologne". (...) Pour endiguer les départs, les salaires ont également été revus à la hausse, 8 à 10 % en moyenne depuis un an selon les spécialités en 2006. Mais pour pallier rapidement le manque de main-d'oeuvre, les petites entreprises, pour l'essentiel des sous-traitants, se sont retournées vers l'embauche au noir de travailleurs de l'Est. Principalement des Ukrainiens, des Biélorusses, parfois des Roumains"
Avec l'élargissement, on voit mal pourquoi les Roumains iraient encore se faire exploiter pour 4 euros de l'heure ... Résultat, la Pologne, en plus des UIkrainiens va peut-être aussi se lancer dans le recrutement de main d'œuvre chinoise ou nord-coréenne ... comme en Roumanie ! La politique économique "européenne" est vraiment une réussite en matière de libéralisation de la sueur humaine, à bas prix s'entend ...
La photo (AFP) : La députée européenne polonaise Malgorzata Maria Handzlik et le commissaire européen Charlie McCreevy qui ont posé aux côtés du mannequin Piotr Adamski, le fameux "plombier polonais", histoire de se foutre des Français et des Hollandais qui ont eu le courage de dire non, peuvent être fiers des avancées sociales de l'Europe !
20:15 Publié dans Chez nos voisins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pologne, union européenne, élargissement
samedi, 09 septembre 2006
Le système gazier français que l'Europe veut tuer
L’Humanité a pris connaissance de la lettre de griefs que la Commission européenne a adressée aux dirigeants de Gaz de France et de Suez dans la perspective de la fusion des deux groupes. Le document de 200 pages, dans sa version non expurgée et non censurée, est composé de quatre parties relatives au marché du gaz en Belgique, au marché du gaz en France, au marché de l’électricité en Belgique et aux réseaux de chaleur en France. Dans chacune de ces parties, la commission analyse l’impact de la fusion sur le marché et répertorie les « barrières » à la mise en oeuvre de la concurrence libre et non faussée. Il donne à ce titre de sérieuses indications sur les restructurations que Bruxelles pourrait imposer au cas où le gouvernement français déciderait de conduire le projet de fusion à son terme. Les extraits que nous choisissons de publier concernent uniquement la filière gazière nationale et les trois piliers sur lesquels elle est organisée : les contrats à long terme, le caractère intégré du groupe GDF et les prix réglementés. Ses extraits ne laissent aucune ambiguïté sur la volonté de la Commission européenne de remettre en cause le système gazier français.
Les contrats
à long terme
« 429. Certes, GDF et Suez ne sont pas les seuls opérateurs gaziers ayant conclu des contrats d’achat de gaz à long terme. En particulier les autres opérateurs historiques européens ont également accès à de tels contrats. En revanche, les autres opérateurs qui ambitionnent d’entrer sur les marchés du gaz ont plus difficilement accès à ces contrats. Ainsi, dans un tel contexte, la détention de contrats à long terme confère un réel avantage à la nouvelle entité par rapport aux opérateurs qui ne viennent d’entrer que récemment (tels EDF, Poweo ou Altegaz) ou qui ambitionnent de le faire. »
*La Commission européenne a les contrats à long terme dans le collimateur. Leur durée oscille généralement entre vingt et trente ans et offre un avantage considérable à l’entreprise détentrice. Le prix du gaz négocié dans leur cadre est inférieur de moitié à celui du marché. En cas de fusion, pour mettre à égalité GDF-Suez et ses concurrents, la Commission européenne exigera que soit mis un terme à ce genre de contrat. L’ensemble des opérateurs gaziers européens devront alors se fournir au prix du marché. Et le consommateur en fera les frais...
Le caractère intégré
de GDF :
« 483. GDF, à l’instar d’autres opérateurs historiques gaziers européens, est un groupe verticalement intégré où coexistent à la fois des activités de fourniture de gaz et des activités d’exploitation d’infrastructures gazières. Ainsi, à côté de ses activités de fournisseurs (GDF Négoce), GDF comprend trois gestionnaires d’infrastructures : GRT Gaz (transport), DGI (stockage et terminaux méthaniers) et Gaz de France Réseau Distribution (GRD Distribution). »
« 484. L’existence de tels groupes verticalement intégrés pose en soi un conflit d’intérêt structurel dès lors que les marchés et la fourniture du gaz sont libéralisés et que les fournisseurs de gaz autres que l’opérateur historique sont obligés d’utiliser les
infrastructures gazières de celui-ci. »
*La commission constate que les concurrents de GDF pour importer, transporter, et distribuer leur gaz en France seront contraints d’utiliser les infrastructures de l’entreprise nationale. Autrement dit, ils dépendront de GDF pour commercialiser leur gaz. Pour mettre fin à cet avantage, en cas de fusion avec Suez, Bruxelles exigera que l’opérateur gazier cède toute ou partie de ses infrastructures.
Les prix réglementés :
« 502. [...], la commission considère que les prix réglementés en vigueur se caractérisent par un niveau inférieur au prix du marché et qu’ils empêchent de ce fait l’entrée des concurrents sur le marché ».
*On ne peut plus clair. Pourquoi le consommateur opterait pour les prix du marché et pour la concurrence quand les prix réglementés pratiqués par GDF leur sont inférieurs ? Pour permettre à la concurrence de gagner des parts de marché et en cas de fusion avec Suez, la commission exigera que soit mis un terme aux prix réglementés. Et tant pis si, une fois encore, le consommateur en fait les frais.
Conclusion :
Les griefs formulés par la Commission européenne en disent long sur les réels objectifs poursuivis par les partisans d’une fusion GDF-Suez. Si jamais, ce processus aboutit, Bruxelles se saisira de l’occasion pour imposer le démantèlement d’un système qui en soixante ans d’existence a fait ses preuves tant en sécurité d’approvisionnement qu’en matière de prix. Un système plus efficace que le marché mais qui aux yeux de Bruxelles a le défaut de violer le sacro-saint principe de « concurrence libre et non faussée » qui préside à la construction européenne. À la lecture de ces griefs, on comprend également mieux le black-out dont les entourent le gouvernement, GDF et Suez. En effet, les extraits que nous publions démontrent que la fusion ne donnera pas naissance au géant gazier promis et n’aura pas les vertus que ses partisans lui prêtent. Les cessions d’infrastructures que Bruxelles imposera, pourraient même aboutir à ce que la nouvelle entité soit plus petite que le groupe GDF actuel. Quant à l’évolution à venir des prix du gaz, la remise en cause des contrats à long terme et des prix réglementés démontrent que la fusion provoquera bel et bien une nouvelle flambée. Plus qu’un géant gazier, la fusion GDF-Suez vise en fait à construire un concurrent à EDF. Le PDG de l’électricien national, Pierre Gadonneix, s’y prépare. Il s’est récemment déclaré intéressé par le rachat des cessions que Bruxelles imposera à GDF.
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12:25 Publié dans A Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gdf, suez, union européenne, commission européenne, bruxelles, sarlozy, ump
vendredi, 08 septembre 2006
Merci l'Euro !
Près de sept Français sur dix (69%) estiment que la baisse du pouvoir d'achat qu'ils ont l'impression de subir est due en priorité à l'augmentation des prix consécutive au passage à l'euro, selon un sondage LH2 réalisé pour "20 Minutes" et RMC. Triste réalité...
11:55 Publié dans Clin d'oeil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro, europe, pouvoir d'achat, union européenne
mardi, 31 janvier 2006
Les faussaires de l’Europe sociale
Dans la dynamique de la construction européenne, il en est du social comme de l’Eden : une promesse délicieuse – « Un jour viendra, couleur d’orange... », disait le poète. Et il faudrait endurer beaucoup de souffrances (beaucoup de réformes) avant qu’un système social communautaire réponde aux besoins des populations.
En réalité, l’Union économique et monétaire, préfigurée par l’Acte unique (1986) et consacrée par le traité de Maastricht (1992), a créé un système politique et économique qui contribue à délégitimer l’ensemble des acquis du droit social et de la démocratie sociale dans les « Etats-nations » d’Europe occidentale. Et la notion de « modèle social européen », construite par des responsables politiques et des intellectuels progressistes dès 1987-1988 pour lutter contre ce phénomène, va se révéler contre-productive et aboutir à un énorme quiproquo dont jouent encore les autorités de l’Union.A l’origine, le concept de « modèle social européen » devait fonder une intervention normative solide à l’échelon communautaire. Il s’agissait de sortir le social du carcan étroit que lui imposait l’Acte unique en le subordonnant au projet de grand marché (1). Le droit social, nous disait-on, faisait partie du patrimoine commun à tous les Etats membres ; il était, de plus, singulier par rapport au reste du monde.
En fait, la recherche d’une « essence sociale » partagée de façon intemporelle et apolitique par l’ensemble de la classe politique européenne va conduire à un tri de plus en plus sévère entre les principes susceptibles d’être retenus comme « communs ». Ce laminage, qu’exprime bien le vocable de « socle », est favorisé par la fragilité des principes sociaux au niveau européen : déconnectés de l’histoire nationale, ceux-ci perdent la légitimité que leur confère la mémoire collective des conflits salariaux dans chaque société. En outre, ainsi réduit à son « essence commune », le « modèle social européen », bien que consacré par les grands textes européens (2), débouche sur l’idée qu’au-delà de cette « essence » la diversité des pratiques exclut définitivement toute harmonisation législative. C’est l’opinion exprimée, par exemple, par le vice-président de la Commission européenne, le social-démocrate allemand Günter Verheugen : « Chaque pays a ses traditions. Il est inutile d’essayer d’unifier nos systèmes sociaux. Dans chaque pays, on dépense à peu près la même chose en proportion dans le social, mais avec des méthodes différentes (3). » In fine, l’Union européenne a dégagé trois grands principes consensuels censés constituer le cœur de l’Europe sociale : le soutien au marché, qui crée le « cercle vertueux croissance et emplois », un « haut niveau de protection sociale » et le développement du « dialogue social ». Ce triptyque consacrerait à la fois la régulation de l’économie par le pouvoir politique et le rôle des interlo- cuteurs socioprofessionnels. Cependant, l’« essentialisme » de la démarche évacue la question des moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs ; il nie le conflit qui traverse toute société à propos du partage et de la redistribution des ressources. Il suffit alors de s’en remettre à la bonne volonté de chacun et à des règles non contraignantes. La charte des droits sociaux fondamentaux des travailleurs, adoptée en 1989, n’a ainsi pas de valeur obligatoire.14:45 Publié dans Sur le Web | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne
mardi, 01 novembre 2005
Turquie : sévices sur les malades mentaux ?
ANKARA (AP) - Une organisation humanitaire américaine accuse la Turquie d'infliger des sévices -notamment des électrochocs sans anesthésie- à ses malades mentaux et demande à l'Union européenne (UE) d'exiger que cessent ces pratiques assimilées à de la torture, avant l'ouverture lundi des négociations sur l'adhésion d'Ankara à l'UE.
Selon le rapport de l'organisation Mental Disability Rights International, qui lutte pour les droits des malades mentaux, des enquêteurs ont notamment vu des enfants internés cloués au lit, incapables de même se nourrir et laissés sans assistance médicale.
"Des enquêteurs ont observé des enfants affamés et décharnés", explique ce rapport. "Notre personnel a vu des enfants mourir de faim et de déshydratation".
Selon Mental Disability Rights International, certains patients sont soumis à des séances d'électrochocs sans anesthésie ni myorelaxants (de type Valium). Ces électrochocs sont utilisés comme des sanctions par le personnel.
"La soumission à des électrochocs sans anesthésie ni myorelaxants est une infraction à toutes les normes médicales internationales", affirme l'organisation non-gouvernementale (ONG) dans son rapport, précisant que les électrochocs sont "beaucoup trop utilisés dans les établissements psychiatriques turcs dans des cas où il n'existe aucune justification clinique".
Les malades mentaux ou personnes souffrant de troubles psychiatriques "sont soumis à des traitements qui équivalent à des actes de torture", précise l'ONG qui demande à l'UE "d'exiger que le gouvernement turc agisse pour mettre fin à ces violations des droits de l'homme".
08:00 Publié dans Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne
samedi, 29 octobre 2005
Prêts pour l'Europa Propaganda Tour ????
Que la propagande commence ! Depuis le 29 mai, la Nomanklatura bruxelloise et luxembourgeoise a les yeux rivés sur le Net et les blogs. Cet outil qui a réussi à doubler les médias traditionnels acquis à la Cause, à susciter le débat et à assurer la victoire du Non, inquiète. Alors, les têtes étoilées aimeraient mettre un zest de régulation à tout ça. En attendant qu'une législation débile nous tombe sur la souris, genre droit de réponse obligatoire, tout doit être fait pour Européaniser les consciences. Sur Blogspirit Europe vous avez sans doute remarqué que fleurissent les blogs bleu pensant, dont certains sont mis en place par des associations dont il serait très intéressant de se pencher sur la provenances des subsides.
Les choses ne risquent pas de s'arranger ! Margot Wallström, vice-présidente de la Commission chargée de stratégie de communication a décidé de mettre les bouchées doubles. "États membres, société civile, partis politiques, tout le monde est prié de parler d'Europe et d'organiser un brainstorming géant cofinancé par la Commission et décliné nationalement. Le président de la Commission s'impliquera également dans le processus en se rendant dans chaque État membre accompagné du commissaire national. Des "ambassadeurs de bonne volonté" disposés à donner de leur temps pour plaider la cause européenne sont recherchés, si possible des sportifs ou des personnalités du monde culturel. La commissaire plaide aussi pour une plus grande ouverture des débats du conseil des ministres et la réalisation d'une enquête eurobaromètre axée sur l'avenir de l'Europe." Homo Européus face à l'Europa Propaganda il est grand temps d'intensifier la cyber-résistance et pourquoi pas de créer un réseau unique afin de concentrer nos efforts.
10:10 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne
jeudi, 27 octobre 2005
Bolkestein, le retour ...
A lire cette transcription d'une émission proposée et présentée par Pascale Fourier sur Aligre FM 93.1 en région parisienne. Le débat avec Raoul-Marc Jennar, chercheur à l'Urfig et à Oxfam portait la directive Bolkestein. Extraits.
Pascale Fourier :Et notre invité aujourd'hui sera Raoul Marc Jennar chercheur à l’URFIG et à OXFAM..... Je vais vous faire rire, mais la directive Bolkenstein, celle qu’on nous avait dite pour ainsi dire morte et enterrée en mai dernier, quand on voulait nous faire voter « oui » au référendum sur le Traité constitutionnel, la directive Bolkenstein donc a ressuscité !!! Si si! « ressuscité »!! Enfin plus exactement, elle n'était pas morte du tout!....On avait voulu nous le faire croire, mais c'était un gros mensonge, et elle est en fait en discussion au Parlement européen, très démocratiquement, bien sûr, puisque que les médias « oublient » de nous en parler……….. Alors, certains se mobilisent et j'ai appris que le lundi 10 octobre se tenait une réunion d'information, à la Mutualité à Paris. Je savais que Raoul-Marc Jennar devait s'y rendre, et je l'y ai coincé... Je lui ai dit que je ne comprenais pas , puisqu' en fait tous les partis politiques nous avaient dit et soutenu mordicus, en mai dernier, que la directive Bolkenstein était enterrée.. J'étais donc un peu étonnée... Voici sa réponse...
Raoul-Marc Jennar : Je voudrais corriger : tous les hommes politiques qui défendaient le Oui et qui ont commis un énorme mensonge donc, qui ont voulu tromper, (mais sans doute, est-ce une façon de faire), parce que jamais, depuis le 13 janvier 2004, date à laquelle la proposition a été présentée par la Commission, jamais un gouvernement n'a demandé son retrait. À aucun moment!. Le président de la république, le premier ministre de l'époque, M. Raffarin, un certain nombre de dirigeants du Parti Socialiste favorables à la Constitution, on dit, chacun avec leur vocabulaire, tantôt qu’elle était « remise à plat », tantôt qu’elle était « tombée dans les poubelles de l'Histoire », si je veux reprendre une déclaration de M. Strauss-Kahn. En fait, il n'en a jamais été question. Ce que les chefs d'État et de gouvernement ont décidé, dans ce qu'on appelle, dans le jargon européen « le sommet de printemps » de cette année-ci, (donc en mars 2005), c'était, de laisser aller la procédure au Parlement européen, dans le cadre d'un système qui est hyper compliqué, qui s'appelle la "codécision" et qui fait que, quand le Parlement européen se sera prononcé sur le texte, le Conseil des ministres, c'est-à-dire les 25 gouvernements, se saisiront alors du texte, tel que le Parlement européen l’aura adopté. Et ce ne sera pas encore la fin de la procédure….. Donc, voilà où en est : il n'a jamais été question de retirer ce texte et d'ailleurs la Commission, comme les présidences successives de l'Union, l'irlandaise, la néerlandaise, la luxembourgeoise, la britannique, ont chacune dit que ce texte était là, et qu'il fallait l'examiner. Il s'est agi, de la part d'un certain nombre de responsables politiques et aussi d'acteurs médiatiques, de tromper l'opinion publique, au moment de la campagne sur le référendum concernant le Traité Constitutionnel Européen.
Pascale Fourier : Mais là elle est devant le Parlement?
Raoul-Marc Jennar : Elle est devant le Parlement, dans une procédure qui suit son cours, c'est-à-dire qu' elle a été examinée par les commissions parlementaires qui ont un droit de regard dessus parce que tel ou tel aspect de la proposition les concerne, et principalement, par la Commission du marché de l'intérieur ( puisque c'est le titre officiel de cette proposition, cette proposition de directive relative aux services dans le marché intérieur). Il résulte de cet examen qui n'est pas terminé, que 1152 amendements ont été déposés, le premier étant (parce qu'on commence toujours par le plus radical) la demande formulée de rejeter le texte. Il y a un certain nombre de parlementaires, notamment, les parlementaires du groupe de la Gauche Unitaire Européenne, des communistes, des verts, mais aussi quelques socialistes, qui ont demandé le rejet. Et c'est donc sur cette demande de rejet qu'on votera en premier lieu dans la commission du marché intérieur. Ça doit se faire le 22 novembre prochain, et puis, en séance plénière en janvier, on procédera de nouveau à un vote sur le rejet ou pas le rejet. Si le rejet ne passe pas, ce qui est vraisemblable, compte tenu du rapport des forces au Parlement européen, on procédera alors à des votes sur les amendements. Mais là, on a des amendements qui sont plus radicaux que d'autres, et il est impossible, aujourd'hui, d'anticiper quels types d'amendements passeront.
Pascale Fourier : On pourrait se dire que, puisque ce que ce sont des parlementaires européens qui, à terme, vont discuter sur ces amendements, et qu’ ils sont les représentants de la volonté des peuples européens, on pourrait dire, donc, qu’ils ne peuvent faire que des bonnes choses, et qu’ils vont repousser cette directive Bolkenstein dont on a vu qu'elle n'avait pas l'assentiment des peuples, non...
Raoul-Marc Jennar : C'est une déduction un peu hâtive, quand on se souvient que s’il n’y avait pas eu de référendum sur la Constitution en France, 80 % de la représentation parlementaire se préparaient à dire « oui », et que, quand le peuple s'est prononcé, il a donné une réponse différente. Et les parlementaires, et en particulier les membres du Parlement européen peut-être plus que les parlementaires nationaux encore, sont sous la pression des lobbies. Ils sont aussi porteurs d'une idéologie ou d'une autre, et il se trouve aujourd'hui que le paysage politique du Parlement européen fait qu'il y a une très forte majorité à l'extrême-droite, à droite, et au centre droit, plus un certain nombre de libéraux de gauche, qui adhèrent aux principes fondamentaux de la proposition dite Bolkenstein. Donc, les protestations, les manifestations seront, sans doute, prises en compte par un certain nombre de parlementaires qui sont soucieux d'écouter leurs électeurs, mais j'ai envie de dire, seulement dans les pays où un travail de sensibilisation et d'information, aura été fait, ce qui est le cas en France, ce qui est le cas en Belgique, ce qui est le cas au Grand-Duché du Luxembourg, ce qui n'est peut-être pas le cas dans tous les pays de l'Union Européenne, et notamment pas dans les nouveaux pays, dans les les pays qui viennent de nous rejoindre, pays où la connaissance des grands dossiers européens est encore très faible. Elle est, certes, encore et toujours très faible, dans nos pays, mais sur Bolkenstein, il y a eu une prise de conscience. Alors on va voir un peu quel va être l’impact, d'autant que pour les pays qui sont « les moins disants » sur le plan fiscal, sur le plan social, sur le plan environnemental, ils ont tout intérêtà cautionner cette proposition de directive.
08:45 Publié dans Sur le Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne
mercredi, 19 octobre 2005
Pour une autre Europe
Un communiqué d'ATTAC. Le combat d’Attac pour une autre Europe - pas celle de la directive Bolkestein, de l’autorisation des OGM, du militantisme pro-AGCS de la Commission ou des injonctions à privatiser - ne se relâche pas. Et il se mène en étroite coordination avec les autres Attac d’Europe. Dès le mois de juin, deux échéances de travail et de mobilisation avaient été fixées :
le Conseil européen extraordinaire sur le "modèle social européen" de la fin octobre ;
le dernier Conseil européen sous présidence britannique à la mi-décembre.
1.- PREMIÈRE ÉCHÉANCE : FIN OCTOBRE
Pour qu’Attac soit en mesure de présenter et d’utiliser un document (sous des formes à décider) à l’occasion du Conseil européen de la fin octobre, il est maintenant urgent que les adhérents et les comités locaux fassent "remonter" leurs observations et leurs propositions à partir du texte sur le modèle social européen qui avait été proposé. Ce texte est disponible sur le site (http://www.france.attac.org/a5361) et les modalités techniques de communication des remarques y sont précisées. Déjà, certains amendements ont été apportés, mais ils ne figurent pas dans le texte mis en ligne. La date limite de réception des amendements est fixée au JEUDI 20 OCTOBRE. La Commission Europe se réunira le lendemain, le vendredi 21 octobre, pour mettre au point le document final qui sera validé au Bureau suivant.
2.- DEUXIÈME ÉCHÉANCE : MI-DÉCEMBRE
Le 16 juin dernier, les Attac d’Europe ont adopté le Plan ABC des Attac d’Europe (qui a été publié dans "Lignes d’Attac"). Le Plan B prévoit la tenue à Bruxelles, le 15 décembre, d’une Convention des Attac d’Europe qui fera le bilan des propositions de démocratisation des institutions européennes. A cet effet, un document en forme de questionnaire et de guide de débats a été proposé. Il est disponible sur le site (http://www.france.attac.org/a5357).
Une demi-douzaine d’autres Attac d’Europe nous ont déjà fait savoir que l’élaboration de ce plan B de démocratisation des institutions européennes constituait leur première priorité actuelle. Il est important qu’Attac France, à l’origine du projet, ne soit pas en reste...
C’est pourquoi il est demandé aux adhérents et aux comités d’envoyer leurs remarques et propositions sur tout ou partie des points soulevés dans le document mis en ligne (les modalités de communication y figurent). La date limite est fixée au LUNDI 5 DÉCEMBRE.
La Commission Europe se réunira le soir même pour élaborer les propositions qui seront faites à la Convention du 15 décembre, validées par le Bureau du lendemain. Des précisions seront données ultérieurement sur l’organisation de cette rencontre.
20:35 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne

