mercredi, 11 juillet 2007
Propagande sur la libéralisation de l'énergie
Je sais. Nous en avons déjà parlé. La commission européenne fait sa propagande sur YouTube. Elle va même jusqu'à vanter la libéralisation du marché de l'énergie en anglais, of course. Je vous invite à consulter les commentaires liés à la vidéo, qui durant un temps ont été vérouillés, pour constater que le libre marché ne séduit pas les consommateurs, y compris ceux d'outre-atlantique comme glennid10t : « here in portland oregon USA we don't have a choice of providers. we all must pay 21 percent more for electricity since December 2006.
I hope you fellow humans in europe find the answer to stopping the big greedy energy companies from exploiting the consumers.»
09:40 Publié dans A Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, youtube, commission européenne, libéralisation de l'énergie, edf, gdf
dimanche, 01 juillet 2007
Europa propaganda sur You Tube
Au lendemain du 29 mai, la commission européenne a lancé un grand plan de propagande avec le soutien actif des jounalistes acquis à la cause bruxelloise et experts en "pédagogie". Ces derniers se réjouiront de voir la commission distillée sa propagande sur You Tube. Extrait d'une dépêche : Pour l'instant, les utilisateurs peuvent regarder une cinquantaine de clips vidéo sur des thèmes aussi divers que «les premiers pas historiques de l'Union européenne dans l'après-guerre», ou «la nécessité actuelle de protéger l'environnement et de lutter contre le changement climatique».
La commission va t-elle diffuser des clips sur le dumping social en Europe, sur l'OTAN qui annexe les ex-pays de l'Est et nous plonge dans un nouveau climat de guerre froide ? Faut pas rêver !
20:17 Publié dans A Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, commission européenne, propagande
Les alters poussent un « cri d’alerte » énergique
Lu dans l'Huma, ce papier de Thomas Lemahieu. Un collectif d’organisations syndicales et associatives dénonce « l’absurdité écologique et économique » de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité.
« L’électricité n’est pas une marchandise. » Hier matin, lors d’une conférence de presse, ATTAC, la FSU, l’Union syndicale Solidaires, SUD énergie, la Fondation Copernic, le réseau de contre-expertise AITEC et la Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics ont lancé un « cri d’alerte » collectif contre le parachèvement de la libéralisation du secteur de l’électricité, avec la « liberté », offerte aux particuliers à compter du 1er juillet, « de choisir leur fournisseur d’électricité et de gaz en faisant jouer la concurrence ».
RASSEMBLEMENT FESTIF ET MILITANT
Pour ces altermondialistes, qui organisent un « rassemblement festif et militant » samedi prochain devant le siège de la Commission de régulation de l’énergie (1), la mise en concurrence à marche forcée illustre l’incapacité des institutions européennes à remettre en cause ses « dogmes néolibéraux ». « Cette ouverture à la concurrence nous est toujours présentée comme ayant pour vertu de faire baisser les prix pour les consommateurs, rappelle Marc Mangenot (Fondation Copernic), mais, en fait, en nourrissant les appétits des actionnaires, les groupes multiplient les coûts et les répercutent sur les consommateurs, sur leurs agents et sur les salariés qui travaillent pour les sous-traitants. » Chargée d’animer cette campagne à ATTAC, Christiane Marty confirme : « La concurrence ne fait pas baisser les tarifs. Regardez au Royaume-Uni (+ 81 %) ou au Danemark (+ 92 %) où les prix de l’électricité se sont envolés en cinq ans. Et dans tous les cas, avec la fin de la péréquation, ce sont les ménages les plus démunis qui paient la facture, pendant que les ex-monopoles publics se transforment à coups de fusions en des sociétés énormes qui voient leurs bénéfices s’élever à plusieurs milliards d’euros par an... »
Pour Bernard Defaix, porte-parole de la Convergence nationale des collectifs de défense des services publics, cette nouvelle étape de la libéralisation du marché de l’énergie a un « caractère inepte, mais profondément cohérent avec des politiques qui favorisent les actionnaires » : « Nous devons, invite-t-il, parvenir à lancer le grand débat public qui n’a pas eu lieu jusqu’ici, afin de montrer à quel point cette libéralisation est inepte au regard des exigences de maîtrise publique du droit à l’énergie. » Pierre Khalfa, secrétaire national de Solidaires, ajoute : « En incitant au sous-investissement, comme on l’a déjà vu dans les télécoms, cette libéralisation est absurde tant pour les tarifs que pour le fonctionnement du secteur et la frénésie néolibérale de la Commission européenne, appuyée par les États, est absurde tant du point de vue écologique que du point de vue économique : il y a des pertes en ligne avec les transports sur de longues distances de productions qui ne sont pas stockables et, par ailleurs, plus les réseaux sont interconnectés, plus le risque est grand de voir, comme en novembre dernier, des pannes localisées se répandre comme une traînée de poudre dans la moitié de l’Europe. » Pour Anne Debregeas, de SUD énergie, « on sent qu’il y a quand même un malaise car, quand les prix libres augmentent, personne n’ose plus défendre cette politique » : « C’est tout le paradoxe de cette période où on ouvre certes à la concurrence, mais comme les tarifs réglementés sont maintenus, on ne voit pas bien pourquoi les usagers iraient voir ailleurs - ils ont tout intérêt à rester chez EDF, sauf à succomber à des offres qui ne peuvent qu’être trompeuses et à court terme. Dans ces conditions, l’ouverture du marché devrait rester largement fictive. »
(1) Rendez-vous demain
à 13 heures, devant la CRE,
2, rue du Quatre-Septembre
à Paris (métro Bourse).
09:05 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, énergie, libéralisation, commission européenne
samedi, 09 septembre 2006
Le système gazier français que l'Europe veut tuer
L’Humanité a pris connaissance de la lettre de griefs que la Commission européenne a adressée aux dirigeants de Gaz de France et de Suez dans la perspective de la fusion des deux groupes. Le document de 200 pages, dans sa version non expurgée et non censurée, est composé de quatre parties relatives au marché du gaz en Belgique, au marché du gaz en France, au marché de l’électricité en Belgique et aux réseaux de chaleur en France. Dans chacune de ces parties, la commission analyse l’impact de la fusion sur le marché et répertorie les « barrières » à la mise en oeuvre de la concurrence libre et non faussée. Il donne à ce titre de sérieuses indications sur les restructurations que Bruxelles pourrait imposer au cas où le gouvernement français déciderait de conduire le projet de fusion à son terme. Les extraits que nous choisissons de publier concernent uniquement la filière gazière nationale et les trois piliers sur lesquels elle est organisée : les contrats à long terme, le caractère intégré du groupe GDF et les prix réglementés. Ses extraits ne laissent aucune ambiguïté sur la volonté de la Commission européenne de remettre en cause le système gazier français.
Les contrats
à long terme
« 429. Certes, GDF et Suez ne sont pas les seuls opérateurs gaziers ayant conclu des contrats d’achat de gaz à long terme. En particulier les autres opérateurs historiques européens ont également accès à de tels contrats. En revanche, les autres opérateurs qui ambitionnent d’entrer sur les marchés du gaz ont plus difficilement accès à ces contrats. Ainsi, dans un tel contexte, la détention de contrats à long terme confère un réel avantage à la nouvelle entité par rapport aux opérateurs qui ne viennent d’entrer que récemment (tels EDF, Poweo ou Altegaz) ou qui ambitionnent de le faire. »
*La Commission européenne a les contrats à long terme dans le collimateur. Leur durée oscille généralement entre vingt et trente ans et offre un avantage considérable à l’entreprise détentrice. Le prix du gaz négocié dans leur cadre est inférieur de moitié à celui du marché. En cas de fusion, pour mettre à égalité GDF-Suez et ses concurrents, la Commission européenne exigera que soit mis un terme à ce genre de contrat. L’ensemble des opérateurs gaziers européens devront alors se fournir au prix du marché. Et le consommateur en fera les frais...
Le caractère intégré
de GDF :
« 483. GDF, à l’instar d’autres opérateurs historiques gaziers européens, est un groupe verticalement intégré où coexistent à la fois des activités de fourniture de gaz et des activités d’exploitation d’infrastructures gazières. Ainsi, à côté de ses activités de fournisseurs (GDF Négoce), GDF comprend trois gestionnaires d’infrastructures : GRT Gaz (transport), DGI (stockage et terminaux méthaniers) et Gaz de France Réseau Distribution (GRD Distribution). »
« 484. L’existence de tels groupes verticalement intégrés pose en soi un conflit d’intérêt structurel dès lors que les marchés et la fourniture du gaz sont libéralisés et que les fournisseurs de gaz autres que l’opérateur historique sont obligés d’utiliser les
infrastructures gazières de celui-ci. »
*La commission constate que les concurrents de GDF pour importer, transporter, et distribuer leur gaz en France seront contraints d’utiliser les infrastructures de l’entreprise nationale. Autrement dit, ils dépendront de GDF pour commercialiser leur gaz. Pour mettre fin à cet avantage, en cas de fusion avec Suez, Bruxelles exigera que l’opérateur gazier cède toute ou partie de ses infrastructures.
Les prix réglementés :
« 502. [...], la commission considère que les prix réglementés en vigueur se caractérisent par un niveau inférieur au prix du marché et qu’ils empêchent de ce fait l’entrée des concurrents sur le marché ».
*On ne peut plus clair. Pourquoi le consommateur opterait pour les prix du marché et pour la concurrence quand les prix réglementés pratiqués par GDF leur sont inférieurs ? Pour permettre à la concurrence de gagner des parts de marché et en cas de fusion avec Suez, la commission exigera que soit mis un terme aux prix réglementés. Et tant pis si, une fois encore, le consommateur en fait les frais.
Conclusion :
Les griefs formulés par la Commission européenne en disent long sur les réels objectifs poursuivis par les partisans d’une fusion GDF-Suez. Si jamais, ce processus aboutit, Bruxelles se saisira de l’occasion pour imposer le démantèlement d’un système qui en soixante ans d’existence a fait ses preuves tant en sécurité d’approvisionnement qu’en matière de prix. Un système plus efficace que le marché mais qui aux yeux de Bruxelles a le défaut de violer le sacro-saint principe de « concurrence libre et non faussée » qui préside à la construction européenne. À la lecture de ces griefs, on comprend également mieux le black-out dont les entourent le gouvernement, GDF et Suez. En effet, les extraits que nous publions démontrent que la fusion ne donnera pas naissance au géant gazier promis et n’aura pas les vertus que ses partisans lui prêtent. Les cessions d’infrastructures que Bruxelles imposera, pourraient même aboutir à ce que la nouvelle entité soit plus petite que le groupe GDF actuel. Quant à l’évolution à venir des prix du gaz, la remise en cause des contrats à long terme et des prix réglementés démontrent que la fusion provoquera bel et bien une nouvelle flambée. Plus qu’un géant gazier, la fusion GDF-Suez vise en fait à construire un concurrent à EDF. Le PDG de l’électricien national, Pierre Gadonneix, s’y prépare. Il s’est récemment déclaré intéressé par le rachat des cessions que Bruxelles imposera à GDF.
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12:25 Publié dans A Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gdf, suez, union européenne, commission européenne, bruxelles, sarlozy, ump

