vendredi, 14 novembre 2008
Stop à la libéralisation du rail
Des milliers de cheminots venus de quinze pays d'Europe ont manifesté à Paris, à l'appel de la section ferroviaire de la Fédération européenne des transports pour protester contre la libéralisation ferroviaire du fret et du transport de voyageurs. Venus notamment de Belgique, d'Allemagne et du Royaume-Uni, les manifestants défilaient derrière une banderole portant l'inscription "Stop à la libéralisation", en français, en anglais et en allemand.
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mardi, 23 septembre 2008
Non à la privatisation de la Poste
Lu sur le site d'ATTAC.Le gouvernement est gêné par le début de mobilisation et par les prises de positions très larges contre cette nouvelle privatisation et en faveur d’un référendum. De plus, la crise financière et les menaces de faillites qui font courir le gouvernement américain au secours des grands groupes privés, constituent un arrière-plan difficile pour convaincre du bien-fondé d’un tel projet.
Le Président Sarkozy, prompt à la manœuvre, tente de mettre en place un contre-feu par la constitution d’une énième commission dans laquelle les citoyens ne sont même pas représentés. Celle-ci devra rendre ses conclusions le 20 novembre. La calendrier initial n’est pour l’instant pas remis en cause. Une loi est prévue au début 2009 qui transposerait la directive postale européenne et ouvrirait le capital en transformant l’entreprise en Société Anonyme (SA).
L’Union Européenne (UE) patronne ces décisions de privatisation les unes après les autres
Transport aérien, rail, énergie, télécommunications, postes... tout est organisé pour remettre en cause les droits des populations à des biens publics. La concurrence généralisée multiplie les offres marchandes mais remet en cause l’égalité d’accès aux services et fait monter les prix des services de base. La concurrence dans le domaine postal a déjà produit de nombreux effets :
hausse des tarifs et baisse de la qualité de la distribution des colis ;
dégradation des distributions de courrier sous l’effet des exigences de productivité, et filialisation de la distribution de la presse ;
banalisation du Livret A avec la volonté de détourner l’épargne populaire de son affectation actuelle pour financer le logement social ;
séparation de la Banque postale pour en faire une banque comme une autre et menace sur le droit aux services bancaires pour les populations les plus pauvres ;
dégradation des conditions d’accès pour le public et fermeture de nombreux bureaux de poste, désastreuses, notamment dans le monde rural et les quartiers défavorisés.
Cette politique est celle que prône l’UE depuis vingt-cinq ans. Pendant ce temps, le recul des services publics contribue à l’augmentation des inégalités et à l’appauvrissement. Des populations entières sont dépossédées de services au nom du sacro-saint besoin de rentabilité à 2 chiffres des multinationales. Quelle place auront demain, dans un tel système, l’égalité d’accès des individus, l’accès des plus pauvres au service bancaire et l’aménagement du territoire ?
L’enseignement majeur de la crise financière : ne les laissons pas faire !
La privatisation nous amène sur une voie terriblement dangereuse. L’ouverture du capital même minoritaire organise la pression de capitaux privés dont les exigences de rentabilité sont contradictoires avec les missions de service public. La crise financière montre à quel point le marché est aveugle sur les risques, à partir du moment où les profits escomptés sont alléchants. Vouloir organiser aujourd’hui le transfert de l’épargne placée sur le Livret A qui sert à la construction du logement social, vers des produits financiers plus classiques est tout simplement criminel.
En quelques années, le secteur des télécommunications dans tous les pays est passé en totalité sous la coupe des capitaux privés. L’euphorie de la bulle financière dans les années 2000 a été suivie d’une grande dégringolade qui a mis en faillite de nombreuses entreprises. Et les suppressions d’emplois accompagnent, depuis, la construction de multinationales gigantesques. Un pays comme l’Italie est menacé de perdre aujourd’hui son entreprise de transport aérien et son opérateur historique de télécommunications qui seraient rachetés par des sociétés privées possiblement étrangères. La banque postale allemande vient d’être rachetée par une grande banque allemande. L’entreprise postale hollandaise TNT a menacé de se retirer du marché allemand si un salaire minimum était mis en place pour les postiers allemands... C’est bien cette évolution et ces menaces qui sont aujourd’hui rendues possibles avec une ouverture du capital de La Poste
La Poste, un bien qui doit rester public
Voilà les raisons qui amènent Attac à s’engager dans le collectif national contre la privatisation de La Poste. Cette question, concerne en tout premier lieu les salarié-es de La Poste, mais pas exclusivement. Dans un village, un quartier, la poste est une pièce essentielle de la vie sociale et du lien communautaire, comme l’est l’école ou un moyen de transport collectif. Livrer La Poste aux intérêts financiers c’est menacer à court terme notre environnement social.
La privatisation de trop ! Exigeons un référendum !
Depuis cette annonce, nombreux sont celles et ceux, dans les associations de consommateurs, organisations syndicales, collectivités locales, journaux, partis politiques qui pensent que c’en est assez et que nous devons nous unir pour arrêter cette machine infernale à remettre en cause les droits.
La privatisation de la poste est notre affaire à tous. Après une commission sur l’eau, sur l’audiovisuel, sur l’électricité, nous ne nous contenterons pas de la commission sur La Poste inventée par les équipes de communication de Nicolas Sarkozy.
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mardi, 04 septembre 2007
Fusion Suez-GDF : nous devons dire non !
La fusion Suez-GDF vient d’être relancée par le Président de la République. La nouvelle version du projet n’est pas plus acceptable que la précédente. La Cgt prépare le lancement d’une pétition nationale pour exiger l’arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l’examen de nouvelles solutions.
La fusion Suez-GDF vient d’être relancée par le Président de la République. La nouvelle version du projet n’est pas plus acceptable que la précédente.
1. Le nouveau schéma soumis aux conseils d’administration de Suez et Gaz de France confirme la privatisation de gaz de France prévue dans le projet initial. Cette privatisation conduirait à une réduction de la maîtrise publique sur l’ensemble des outils énergétiques de la France d’autant que la concurrence qui en résulterait entre EDF et Suez –GDF affaiblirait l’opérateur public restant. C’est une grave erreur à un moment où la sécurisation des approvisionnements énergétiques de la France et de l’Europe est stratégique.
2. La conséquence principale de cette opération serait une hausse rapide des prix pour les usagers et les services associés. L’attaque en règle contre le principe même de tarifs réglementés menée par la Commission européenne, rejoindrait les exigences de rentabilité financière des actionnaires. Même à supposer que le principe de tarifs publics soit conservé pour un temps, le niveau de ces tarifs ferait l’objet de hausses dictées par les actionnaires.
3. Enfin, cette opération constitue une véritable capitulation de l’Etat devant les actionnaires de Suez qui vont bénéficier de 8 à 10 milliards de distribution d’actions de Suez-environnement. Cette mise en Bourse de Suez-environnement met directement en cause les emplois dans le secteur de l’environnement qui seraient désormais directement exposés aux exigences des marchés financiers.
Si le projet est certes relancé, il est loin d’avoir abouti. Les questions à traiter sont complexes tant du point de vue social que financier. L’introduction en Bourse de Suez-environnement n’avait même pas été évoquée devant les autorités de Bruxelles. La scission du pôle environnement de Suez et son introduction en Bourse s’ajoutent donc aux nombreux problèmes posés dès le départ.
Dans cette nouvelle phase du projet de fusion, la Cgt s’engage dans un processus d’information et de mobilisation, avec la volonté d’élargir le débat avec les citoyens en convergence avec l’ensemble des organisations syndicales, les associations de consommateurs et les forces opposées au processus de marchandisation des services publics. Elle prépare le lancement d’une pétition nationale pour exiger l’arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l’examen de nouvelles solutions.
21:07 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gdf, suez, europe, libéralisation
dimanche, 01 juillet 2007
Les alters poussent un « cri d’alerte » énergique
Lu dans l'Huma, ce papier de Thomas Lemahieu. Un collectif d’organisations syndicales et associatives dénonce « l’absurdité écologique et économique » de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité.
« L’électricité n’est pas une marchandise. » Hier matin, lors d’une conférence de presse, ATTAC, la FSU, l’Union syndicale Solidaires, SUD énergie, la Fondation Copernic, le réseau de contre-expertise AITEC et la Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics ont lancé un « cri d’alerte » collectif contre le parachèvement de la libéralisation du secteur de l’électricité, avec la « liberté », offerte aux particuliers à compter du 1er juillet, « de choisir leur fournisseur d’électricité et de gaz en faisant jouer la concurrence ».
RASSEMBLEMENT FESTIF ET MILITANT
Pour ces altermondialistes, qui organisent un « rassemblement festif et militant » samedi prochain devant le siège de la Commission de régulation de l’énergie (1), la mise en concurrence à marche forcée illustre l’incapacité des institutions européennes à remettre en cause ses « dogmes néolibéraux ». « Cette ouverture à la concurrence nous est toujours présentée comme ayant pour vertu de faire baisser les prix pour les consommateurs, rappelle Marc Mangenot (Fondation Copernic), mais, en fait, en nourrissant les appétits des actionnaires, les groupes multiplient les coûts et les répercutent sur les consommateurs, sur leurs agents et sur les salariés qui travaillent pour les sous-traitants. » Chargée d’animer cette campagne à ATTAC, Christiane Marty confirme : « La concurrence ne fait pas baisser les tarifs. Regardez au Royaume-Uni (+ 81 %) ou au Danemark (+ 92 %) où les prix de l’électricité se sont envolés en cinq ans. Et dans tous les cas, avec la fin de la péréquation, ce sont les ménages les plus démunis qui paient la facture, pendant que les ex-monopoles publics se transforment à coups de fusions en des sociétés énormes qui voient leurs bénéfices s’élever à plusieurs milliards d’euros par an... »
Pour Bernard Defaix, porte-parole de la Convergence nationale des collectifs de défense des services publics, cette nouvelle étape de la libéralisation du marché de l’énergie a un « caractère inepte, mais profondément cohérent avec des politiques qui favorisent les actionnaires » : « Nous devons, invite-t-il, parvenir à lancer le grand débat public qui n’a pas eu lieu jusqu’ici, afin de montrer à quel point cette libéralisation est inepte au regard des exigences de maîtrise publique du droit à l’énergie. » Pierre Khalfa, secrétaire national de Solidaires, ajoute : « En incitant au sous-investissement, comme on l’a déjà vu dans les télécoms, cette libéralisation est absurde tant pour les tarifs que pour le fonctionnement du secteur et la frénésie néolibérale de la Commission européenne, appuyée par les États, est absurde tant du point de vue écologique que du point de vue économique : il y a des pertes en ligne avec les transports sur de longues distances de productions qui ne sont pas stockables et, par ailleurs, plus les réseaux sont interconnectés, plus le risque est grand de voir, comme en novembre dernier, des pannes localisées se répandre comme une traînée de poudre dans la moitié de l’Europe. » Pour Anne Debregeas, de SUD énergie, « on sent qu’il y a quand même un malaise car, quand les prix libres augmentent, personne n’ose plus défendre cette politique » : « C’est tout le paradoxe de cette période où on ouvre certes à la concurrence, mais comme les tarifs réglementés sont maintenus, on ne voit pas bien pourquoi les usagers iraient voir ailleurs - ils ont tout intérêt à rester chez EDF, sauf à succomber à des offres qui ne peuvent qu’être trompeuses et à court terme. Dans ces conditions, l’ouverture du marché devrait rester largement fictive. »
(1) Rendez-vous demain
à 13 heures, devant la CRE,
2, rue du Quatre-Septembre
à Paris (métro Bourse).
09:05 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, énergie, libéralisation, commission européenne
samedi, 30 juin 2007
Ouverture du marché de l’électricité : un avenir faussement vert ?
A l'heure où la France va être contrainte de libéraliser le marché de l'énergi, je vous invite à lire cette prise de position de l'association les Amis de la Terre.
Le 1er juillet, le marché français de l’électricité s’ouvre à la concurrence. Les particuliers pourront alors choisir leur fournisseur et se tourner vers les énergies renouvelables. Alors que les offres prétendument écologiques font déjà florès, les Amis de la Terre rappellent que le seul fournisseur d’électricité coopératif et écologique est Enercoop. Parallèlement, compte tenu des menaces réelles pesant sur les prix, l’association incite les foyers modestes à ne pas quitter le tarif régulé. Elle plaide pour un service public intégré de l’énergie.
D’après Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne climat aux Amis de la Terre, « cette révolution dans le paysage énergétique français soulève de nombreuses questions, en particulier celles des vraies et fausses offres en électricité verte. Face au nucléaire, qui représente 80% de la production électrique d’EDF, Enercoop a choisi de proposer uniquement une électricité d’origine renouvelable. C’est donc le moment de choisir, même si, face à la probable envolée des prix à prévoir, nous conseillons aux ménages les plus vulnérables de conserver tout d’abord le tarif régulé. »
Afin d’y voir clair dans les nouvelles offres d’électricité, le CLER et le WWF ont mis en place le label EVE, accordé selon des principes de respect de l’environnement, de lutte contre l’effet de serre et de protection des consommateurs, et Greenpeace propose une notation des différents fournisseurs.
Les Amis de la Terre ne se satisfont pas d’une situation dans laquelle l’opérateur public se taille la part du lion sans pour autant que ses choix ne reflètent l’opinion publique, majoritairement hostile au nucléaire. Selon Laurent Hutinet, « il y a urgence à fondre EDF dans un vaste ensemble garant d’un véritable service public de l’énergie, et non uniquement de l’électricité. Celui-ci serait à la fois chargé de la production et de la maîtrise de la consommation. Cela seul permettrait de garantir la maîtrise des prix grâce à la modération de la demande ». Cette entité poursuivrait des objectifs définis collectivement en matière de sobriété, d’efficacité énergétique, de renouvelables et d’équité.
Samedi 30 juin, aux termes de la directive européenne 2006/32/CE relative à l’efficacité énergétique de 2006, les pays de l’UE devront remettre leur Plans Nationaux pour l’Efficacité Energétique. La France ne rendra probablement pas sa copie, ou bien une simple compilation des documents existants. Cela attestera une fois de plus que l’Etat n’entend pas s’attaquer aux émissions de gaz à effet de serre par la réduction des consommations, seule voie réaliste en la matière.
Pour plus d’information, vous pouvez consulter le texte qui précise la position des Amis de la Terre sur ce sujet.
10:51 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, énergie, libéralisation
samedi, 09 décembre 2006
Libéralisation de l'énergie, un piège pour les consommateurs
Le Conseil Constitutionnel a décidé de rejeter l'obligation d'un tarif régulé pour EDF et GDF. Motif : incompatible avec la réglementation européenne. Au bout du compte, ce sont les consommateurs qui risquent de se trouver piéger par une nouvelle folie bruxelloise. A l'heure des présidentielles, il est urgent d'interpeller les candidats sur cette question.
En attendant, je vous recommande la lecture de ce billet d'Alain Bazot, le président de l'UFC Que Choisir.
"Le Conseil Constitutionnel aurait-il une logique de censure des dispositions favorables aux consommateurs ? En effet, après la décision relative à la loi sur les droits d’auteur, plus connue sous le nom « DADVSI », qui a censuré les rares dispositions favorables aux consommateurs, le Conseil Constitutionnel a invalidé jeudi dernier un pan du projet de loi sur l’énergie qui devait permettre aux consommateurs de ne pas être les premières victimes de la libéralisation des marchés. En effet, le Conseil a déclaré non conforme à la Constitution l’article 17 du projet de loi faisant peser sur EDF et GDF l’obligation de fournir à un tarif réglementé les services du gaz et de l’électricité. La décision souligne que ces dispositions étaient « manifestement incompatibles avec les objectifs d'ouverture à la concurrence » fixés par les directives européennes… Est ce à dire que les tarifs réglementés, orientés vers les coûts et contrôlés par la Commission de Régulation de l’Energie, vont disparaître ? Il est trop tôt pour dissiper le nuage de « gaz » que crée la décision du Conseil Constitutionnel mais un premier examen permet d’apporter ces quelques éclairages… Les clients particuliers ou professionnels qui bénéficient déjà des tarifs réglementés devraient pouvoir continuer à en profiter. En revanche, en cas de déménagement, c'est le contrat du précédent occupant qui sera la référence. Si ce dernier a choisi le marché libre après juillet 2007, il ne sera donc pas possible au successeur de revenir au tarif réglementé… La décision du Conseil Constitutionnel est une triste nouvelle pour les consommateurs".
14:59 Publié dans A Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, bruxelles, libéralisation, énergie
mercredi, 25 janvier 2006
L'Europe libérale s'invite à l'Assemblée nationale
Le très libéral président de la Commission européenne, Barroso est venue faire son euroshow à l'Assemblée nationale. Extase dans les rangs de la droite d'entendre le chantre de la libéralisation lancer aux communistes une tyrade éculée : "Ce n'est pas avec un discours contre les entreprises que vous allez créer plus d'emploi et de croissance". Non, sieur Barroso, la croissance on va certainement la retrouver en encourageant les délocalisations à l'Est grâce au dumping social. N'ayant pas eu de mal à se mettre les "Populaires" dans la poche, le "Président" a fait un appel du pied aux sociaux libéraux en invitant "à retrouver le souffle et la vision de Jacques Delors".
De cette mascarade, les grands oubliés auront été les 15 millions de français qui ont dit non le 29 mai et qui peuvent s'attendre à un forcing euro-constitutionnel, une fois la présidentielle de 2007 passée. Ce qui nous pend au nez ? C'est qu'une nouvelle mouture de la Constitution soit purement et simplement adoptée par les députés, sans consultation populaire. Sarko y pense déjà et si c'est un candidat de la gauche ouiouiste qui est élu, le scénario risque d'être identique.
Le show Barroso en tout cas a réjoui les journalistes euro-béats, comme en atteste les papiers diffusés sur Blogspirit. Le journalisme de terrain ouvert sur les réalités françaises est vraiment en perte de terrain.
10:55 Publié dans Débats politiques | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Europe, Barroso show, libéralisation, 29 mai

