mardi, 26 mai 2009
En avant pour le plan A (2)
Le 7 juin, envie de voter pour Mélenchon ? Et bien, restez chez-vous. Souvenirs, souvenirs d'une séance au sénat le 9 juin 1992, lors de
l'examen du projet de loi constitutionnelle préalable à l’adoption du Traité de Maastricht. La parole à M. Mélanchon : « Mais quoi ? après tant de gargarismes sur la grandeur de la France, sur son rôle dans le monde, on trouverait bon, un des partenaires venant à faire défaut, de renoncer à tout, en particulier à la volonté que nous portons en nous de faire l’Europe ? N’ayons pas honte de ce traité. Déjà, il va au-delà de la situation actuelle, il constitue une avancée.En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche : pour la première fois, dans un traité de cette nature, des mesures d’encadrement du marché sont prévues ; pour la première fois, citoyenneté et nationalité sont dissociées ; pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels. (protestations sur les travées communistes. – Applaudissements sur les travées socialistes.) » ...
20:56 Publié dans A Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : melenchon, européennes
vendredi, 02 novembre 2007
Les vrais socialistes disent NON !!!
FABIUS. Dans une interview à paraître dimanche dans le Parisien-Aujourd'hui en France, Laurent Fabius, le député de Seine-Maritime juge que le projet de traité qualifié par certains de simplifié "n'est avec ses 250 pages et ses 297 amendements, pas plus simplifié que le précédent (...) En 2005, le peuple s'était prononcé par référendum. Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. (...) Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler".
MELENCHON. Sur son blog, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon déclare qu'il est pour le non. « Absent de France pour suivre la dernière semaine de la campagne présidentielle en Argentine, je tiens à réagir aux déclarations de plusieurs dirigeants socialistes concernant un prétendu « consensus pour ne pas s’opposer à l’adoption du nouveau traité européen ». Il n’y a pas de consensus au PS pour ne pas s’opposer à l’adoption de ce traité. Je voterai contre sa ratification et je ne serai pas le seul. Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005. Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple. S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. Je rappelle que pour pouvoir voter sur la ratification du traité, il faudra d’abord réviser la Constitution française. En votant contre la révision de la Constitution par voie parlementaire on rendrait obligatoire l’organisation d’un référendum. Si la gauche s’y oppose, M. Sarkozy n’a pas en effet la majorité des 3/5 au Congrès du Parlement pour réviser la Constitution française sur ce point. La gauche doit tenir parole. Tous ses candidats s’étaient en effet prononcés en faveur d’un référendum. Ne pas exiger un référendum serait un reniement, alors que la gauche a les moyens de l’imposer.»
15:45 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mini-traité, Europe, socialistes, Mélenchon, Fabius
lundi, 17 septembre 2007
L'Europe continue de tourner le dos aux peuples
Lu dans l'Humanité, cette tribune de par Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, président de PRS.
Une nouvelle fois voici un texte fondamental rédigé avec les méthodes de l’Ancien Régime : le peuple n’a eu aucune part à sa rédaction. Il n’est pas non plus prévu qu’il ait une part à la décision finale. Ce point est central. Pendant la campagne présidentielle, tous les candidats de gauche ont exigé une nouvelle consultation des Français par référendum. Et, en élisant un plus grand nombre de députés de gauche qu’en 2002, les électeurs ont donné à la gauche les moyens d’imposer cette consultation du peuple. L’UMP ne dispose plus en effet de la majorité des trois cinquièmes du Parlement requise pour réviser la Constitution française et l’adapter au nouveau texte européen. Donc, si elle le décide, l’opposition de gauche peut obliger le gouvernement à soumettre cette révision au référendum.
Voyons à présent le contenu du texte qui se négocie. On parle « d’avancées ». La concurrence libre et non faussée ? Le mot sort de la vitrine mais l’obligation demeure. Le mandat de négociation a bien précisé que « les traités actuels restent en vigueur ». Donc aucun changement pour leurs nombreuses références à la concurrence libre et non faussée dans tous les domaines de la politique économique européenne : monétaire, budgétaire, commerciale… Mais le plus grave est que l’Europe n’a pas de moyens nouveaux pour agir en faveur de l’harmonisation sociale et fiscale par le haut. De plus, en matière de services publics, un protocole de pure forme se contente de souligner « l’importance des services d’intérêt général ». Passées ces belles intentions, rien ne permet de contrarier l’application de la libre concurrence aux services publics imposée par les traités actuels.
C’est bien encore le modèle de l’Europe contre les gens qui s’impose. Pour cela il faut que leur avis ne puisse jamais s’exprimer. Le projet de traité modificatif ne comporte pas la moindre avancée démocratique significative. Comme dans la constitution rejetée par les Français et les Hollandais, le Parlement européen sera toujours une institution subordonnée, la Commission conserve son monopole d’initiative et verrait même les pouvoirs de son président renforcés. Ce système institutionnel favorise les blocages et l’impuissance publique européenne. Enfin l’opacité des textes européens va être brutalement aggravée : le nouveau traité avec ses dizaines de pages et ses quantités d’annexes et de protocoles n’aura vraiment rien de « simplifié ».
Tout cela est le résultat d’une méthode de négociation intergouvernementale à bout de souffle qui s’obstine à se passer de l’avis des peuples. Pour sortir de cette impasse qui ne peut qu’exacerber les nationalismes, il faut radicalement changer de méthode. C’est le sens de la proposition d’élection d’une assemblée constituante européenne que je défends depuis plusieurs mois avec Oskar Lafontaine et le réseau européen nommé « Initiative pour une Assemblée constituante européenne ».
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, europe, Mélenchon

