dimanche, 04 octobre 2009

Irlande : la démocratie au forceps

Via le dite d'ATTAC. Le résultat est clair : le vote « oui » au Traité de Lisbonne s’est exprimé à une large majorité. Mais il n’efface pas le déni démocratique qui a été institué, avec la décision de faire revoter des citoyens irlandais qui ont « mal » voté en juin 2008. Cela après qu’en France et aux Pays-Bas, les gouvernements aient décidé d’entériner le vote sur le Traité de Lisbonne par un vote parlementaire, par peur que leurs citoyens ne revotent « non » sur un traité jumeau du Traité constitutionnel européen.

Tous les moyens ont été mis en œuvre pour tenter de faire changer d’avis les Irlandais. A commencer par les moyens de communication, à coup de campagnes largement financées par les grandes entreprises comme Ryanair et Intel, qui ont donné des sommes énormes pour la cause du « oui ». Des engagements ont été pris par le gouvernement irlandais et le Conseil européen, mais uniquement à destination du « non » de droite nationaliste : nomination d’un commissaire irlandais, possibilité de poursuivre un dumping fiscal en Irlande, maintien de l’interdiction d’avorter,... Par contre, rien pour le « non » de gauche, qui se bat notamment contre une Europe du libre-échange, pour un nivellement vers le haut des droits sociaux et contre la militarisation inscrite dans le traité. Pourtant, ce « non » de gauche avait eu un rôle important, bien plus que ce qui a pu être rapporté dans les médias.

Le résultat de ce référendum n’est pas un « oui » à la forme et à l’orientation que revêt aujourd’hui l’Union européenne. C’est un « oui » obtenu par la peur et l’insécurité provoquées par la gravité de la crise. Il ne pourra conforter pour l’instant que la voie néolibérale dans laquelle est engagée l’Union européenne. La crise économique aurait dû pousser cette Union à une réaction politique d’ampleur, pour mettre au pas la finance et remettre le social et l’écologie au premier plan. Au lieu de cela, elle reste empêtrée dans le carcan de ses traités et de son idéologie néolibérale. C’est pourquoi nous continuerons à dénoncer, au-delà des traités, les politiques et directives qui poursuivent ce projet mortifère, et nous poursuivrons notre travail unitaire pour proposer des alternatives concrètes pour une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique.


mardi, 24 juin 2008

Lettre aux dirigeants européens

Tribune paru dans l’Humanité des débats. Par Susan George, présidente d’honneur d’ATTAC France, Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé, coprésidents d’ATTAC France, Michael Youlton, coordinateur de la campagne pour le « non » en Irlande.

En 2005, les citoyens de deux États membres de l’Union européenne, les Français et les Néerlandais, ont dit « non » à votre projet de constitution. Le 12 juin 2008, les citoyens de la République d’Irlande, seuls à avoir le droit de vote, ont refusé le traité de Lisbonne, copie conforme de la défunte constitution, mais avec des « changements cosmétiques » pour qu’il soit « plus facile à avaler », selon Valéry Giscard d’Estaing. La première fois, le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, a appelé à ne pas céder au chantage. La deuxième, le président, José Manuel Barroso, sommait les États membres de « continuer le processus de ratification ». Bref, vous vous moquez éperdument de la démocratie. Vous préférez bafouer vos propres règles plutôt que d’admettre que des peuples vous contredisent.

Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre. Vous avez une bouche pour nous dicter votre volonté mais pas d’oreilles pour écouter les doléances et les exigences des citoyens qui demandent une Europe démocratique chaque fois qu’on leur en donne l’occasion. Vous craignez l’expression populaire, à juste titre, car elle vous désavoue. Notre président de la République française en a conscience. Devant quelques députés européens, il avouait : « En votant « non », la France était seulement en avance sur d’autres pays… Il se passerait la même chose dans tous les États membres s’ils avaient un référendum. Il y a clivage entre les peuples et les gouvernements » (rapporté par le Daily Telegraph le 15 novembre 2007 et jamais démenti).

Vous méprisez le peuple souverain et le suffrage universel. Chez nous, en France, les députés sociaux libéraux, unis à ceux de la majorité, se sont substitués au premier pour confisquer le second, pour empêcher que nous ayons voix au chapitre. Mais aujourd’hui, devant le vote irlandais, nous vous reposons la question : Que faut-il pour attirer votre attention ? Que le repli sur soi, le nationalisme et peut-être la violence l’emportent sur tout projet d’Europe politique ? Nous ne l’acceptons pas, car nous aimons justement la démocratie et les traditions issues des Lumières. À ce propos, il nous vient en mémoire un texte que vous avez consigné com- me bien d’autres aux oubliettes : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. » L’article XV de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ne vous embarrasse pas, vous savez depuis longtemps le contourner. Au sujet de l’Europe, la société n’a le droit ni de vous interpeler ni, à plus forte raison, de vous demander des comptes.

Nous continuerons toutefois de crier vers les sourds que vous êtes : cessez d’éteindre les Lumières. Car ce faisant, vous creusez chaque jour davantage le fossé qui vous sépare des peuples et vous allez couler l’Europe. La démocratie est sa plus belle idée, sa plus précieuse conquête, celle qui a été le fondement de ses réussites, de son rayonnement et de sa richesse matérielle et culturelle. Chaque fois qu’elle a été abandonnée, cela a été pour s’enfoncer dans la catastrophe.

Nous n’admettrons pas que vous définissiez seuls, à l’abri de la volonté populaire, votre Europe, car elle est aussi la nôtre. Elle ne sera pas ce paradis des entreprises transnationales industrielles, militaires et financières que vous construisez sans égard pour les droits des salariés et citoyens européens et du monde, ni un espace militarisé sous le commandement de l’OTAN ; elle doit avoir les meilleurs services publics du monde, les meilleures politiques d’éducation, de santé et de plein-emploi.

Nous vous disons calmement mais fermement que nous appelons les peuples d’Europe à jouer dès maintenant un rôle de premier plan pour décider de leur avenir commun. Il ne s’agit plus d’une question qui concerne la seule Irlande, mais tous les peuples d’Europe. Nous ne tolérerons pas une situation où, petit à petit, l’on se demanderait comment obliger l’Irlande à « voter correctement », alors que le traité de Lisbonne représentait un déni de démocratie pour l’écrasante majorité de la population européenne.

Nous sommes des Européens convaincus. Nous croyons que l’Europe peut être une chance, une espérance pour l’humanité, mais seulement si elle se montre enfin capable de bâtir un espace politique dont les règles en font un modèle pacifique, social, écologique et démocratique. Cet idéal est très largement partagé. Nous vous demandons de vous montrer enfin dignes de vos peuples.

Article original sur le site humanite.fr

samedi, 21 juin 2008

Les Français auraient aussi dit NON !

Selon un sondage Ifop, 53 % des Français auraient voté contre le texte si un référendum avait eu lieu en France. Le traité dont l'avenir est compromis après le "non" irlandais a déjà été ratifié dans l'hexagone... par les parlementaires. A lire sur le nouvelobs.com.

mercredi, 18 juin 2008

A l'insu des peuples

A lire sur le monde.fr : Etienne Chouard : "L'Union européenne est faite à l'insu des peuples".Extrait : L'impasse dans laquelle se trouve actuellement l'Union européenne rappelle la situation où elle se trouvait en 2005 après le rejet français. Et si rien n'a évolué, si aucun "plan B" ne fait l'unanimité, la victoire du "non" a-t-elle été inutile ? M. Chouard refuse cette idée et n'hésite pas à parler de "viol", "quand on ne veut pas quelque chose mais qu'on nous l'impose quand même, c'est bien comme ça que cela s'appelle". 

dimanche, 15 juin 2008

Après le Non, à lire ...

L'Humanité consacre un dossier au vote Irlandais :  Irlande : 53,4% "en notre non".

Rue89 a fait une synthèse intéressante des commentaires de ces lecteurs : Europe: vos dix raisons de ne pas l'aimer.

Sur Libé, si vous êtes un peu masochiste, en parcourant  le blog de Jean Quatremer vous en saurez plus sur la manière dont est perçu le Non dans les coulisses de Bruxelles. Attention, ici pas question d'afficher votre Non ! Vous êtes en terre 100 % étoilée !

mercredi, 11 juin 2008

Réferendum sur la Turquie : nouvelle trahison de l'UMP

Via l'AFP : La commission des Affaires étrangères du Sénat, saisie pour avis sur la réforme des institutions, a supprimé mercredi l'amendement adopté par les députés qui rendait obligatoire un référendum pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, a-t-on appris de source parlementaire. La commission précise dans un communiqué que "le dispositif proposé par l'Assemblée nationale (...) pourrait paraître dirigé contre un Etat ami et allié de la France, en l'occurrence la Turquie" et était "susceptible de porter un grave préjudice aux relations diplomatiques entre la France et ce pays. L'amendement supprimant le dispositif adopté par les députés a été proposé par le président UMP de la commission Josselin de Rohan, ancien président du groupe UMP au Sénat. Les députés avaient adopté fin mai en première lecture un amendement rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de sa population, ce qui concerne tout particulièrement la Turquie.

 

- Il est lamentable de voir une assemblée de retraités élus par copinage priver le peuple souverain de sa liberté d'expression. Cette décisions arrangera bien Sarko super menteur junior, qui sur le fond ,avait bien envie de faire marche arrière sur la question turque. A prévoir, un grand moment de cinéma ce n'est pas moi c'est eux. 

- Tout cela démontre aussila collusion entre les partis politiques français et la machine européenne qui est en train d'asservir les citoyens et de mettre en place un système supra national où les libertés individuelles seront de plus en plus mises à mal. Espérons que les Irlandais voteront Non pour nous aider à relever la tête. On attend déjà la réaction de la propagande ouiouiste sur libe.fr sur la sagesse de la notre maison de retraite nationale ...

vendredi, 06 juin 2008

Le Non en tête en Irlande

Bonne nouvelle ! A une semaine du référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne réformant les institutions de l'Union européenne, le "non" passe pour la première fois en tête avec 35% des intentions de vote, selon un sondage TNS/mrbi publié vendredi dans "The Irish Times".

samedi, 17 mai 2008

Traité de Lisbonne : Faisons entendre nos voix en Irlande ! Une autre Europe est possible !

Via le site d'ATTAC. Attac France soutient l’initiative lancée autour du site http://www.irish-friends-vote-NO-for-me.org pour montrer la solidarité des citoyens de toute l’Europe avec la campagne Irlandaise pour un NON progressiste au Traité de Lisbonne. Les Irlandais sont les seuls à pouvoir faire entendre leur voix par référendum, joignons-y les notres !

Pour signer l’appel aux citoyens Irlandais :
http://www.irish-friends-vote-no-for-me.org/index.php&nbs...

Pour écrire à un électeur Irlandais, postez votre lettre à : [Email]

Ci-dessous l’appel lancé par le site.

Attac France
Montreuil, le 13 mai 2008

Une autre Europe est possible !
Faisons entendre nos voix en Irlande !

Chers Amis de toute l’Union européenne,

Le 13 décembre dernier, les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne ont signé le traité de Lisbonne, qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2009. Ce traité fixe les bases du fonctionnement de l’Union dans les années à venir, et dictera ses orientations politiques. Le traité de Lisbonne intègre tous les aspects essentiels du Traité constitutionnel, rejeté en France et aux Pays-Bas par référendum en 2005, il conserve et renforce le caractère néolibéral de l’UE. Les intérêts des peuples européens ne sont pas pris en compte, ou seulement à la marge. À l’échelon de l’Union, la démocratie reste très en retrait par rapport à celle de ses États membres. Les aspirations populaires vers une Europe soucieuse du progrès social, pacifique, démocratique et écologique sont ignorées.

Les dirigeants européens sont déterminés à réaliser ce véritable coup d’État, et ont par conséquent privé leurs peuples de toute possibilité de s’exprimer. Les gouvernements désinforment sciemment leurs citoyens et les excluent du processus de décision démocratique. Seule l’Irlande est tenue par sa constitution d’organiser un référendum, qui se déroulera le 12 juin.

Parce que nous ne pouvons voter nous-mêmes, demandons ensemble au peuple irlandais de voter “non”, à la fois dans son propre intérêt et en notre nom. Nous considérons cela comme une expression de solidarité avec les citoyens de la République irlandaise, sur qui pèse une lourde responsabilité : ils sont les seuls, parmi tous les Européens, à pouvoir exercer leurs droits démocratiques. À travers eux, vous avez la possibilité de vous exprimer sur ce vol de démocratie, par la seule voie qui reste : en demandant au peuple irlandais de rejeter le traité de Lisbonne. Merci pour cela d’aller sur le site web paneuropéen :

http://www.irish-friends-vote-NO-for-me.org

Tout comme les médias et les dirigeants français et néerlandais en 2005, les forces du “oui” en Irlande essaient de convaincre les citoyens que, s’ils rejettent le traité, ils seront les démolisseurs de l’Europe et ses “moutons noirs”. Cependant, si les citoyens irlandais reçoivent un message fort de solidarité venu de toute l’Union, ils pourront résister au chantage leur laissant croire que le “non” va à la fois contre leurs propres intérêts et ceux des populations européennes.

Nous disons “oui” à l’Europe, mais nous exigeons un nouvel élan : pour une Europe pacifique, sociale, écologique et démocratique. Nous disons “non” à la militarisation de l’Union, à ses fondements néolibéraux et à l’affaiblissement des droits sociaux et démocratiques.

Une Union européenne travaillant dans l’intérêt des peuples n’est possible que si tous les citoyens de l’UE peuvent se prononcer eux-mêmes sur un traité fondant notre avenir commun.

Notez bien que notre initiative est soutenue par la CAEUC – la campagne irlandaise contre la Constitution de l’UE, une coalition réunissant des mouvements irlandais pacifistes, écologistes, progressistes et pour un développement alternatif (seize organisations en tout). Eux aussi vous demandent d’ajouter votre voix aux forces du “non”.

Merci de signer notre pétition :
http://www.irish-friends-vote-NO-for-me.org

Merci de faire suivre ce courrier à vos amis, à votre famille, à vos collègues de travail, à vos relations dans tous les pays membres de l’UE.

Pour plus d’informations :

Irelande :
http://www.caeuc.org

Autriche :
http://www.volxabstimmung.at
http://community.attac.at/5683.html

Allemagne :
http://www.attac.de/lissabon

France :
http://www.france.attac.org/spip.php ?rubrique1040

Grande-Bretagne :
http://www.iwantareferendum.com

Europe :
http://www.erc2.org
http://www.attac.at/eu-convention.html
http://www.europe4all.org

jeudi, 24 avril 2008

L'Irlande donnera t-elle une claque aux autocrates européens ?

Lu dans le Monde cette brève. « Le traité de Lisbonne est en mauvaise posture en Irlande, seul des 27 Etats européens à soumettre ce texte aux électeurs, via un référendum prévu le 12 juin. Venu à Dublin pour encourager le vote en faveur du traité, jeudi 17 avril, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est fait accueillir par une manifestation d'une ampleur rare : au centre de la capitale, 10 000 agriculteurs ont protesté contre les propositions de l'Union européenne lors des négociations avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui menacent selon eux l'élevage bovin et la production laitière. La puissante association des agriculteurs irlandais a fait savoir qu'elle s'opposerait au traité dans ces conditions La chancelière allemande, Angela Merkel, s'était aussi déplacée à Dublin, le 14 avril, pour vanter les mérites du traité. Selon un sondage publié le même jour par l'Irish Sun, 28 % des Irlandais voteraient oui, 12 % non, et 60 % resteraient indécis. En cas de non, "il n'y a pas de plan B", s'est inquiété M. Barroso.»

 

On peut toutefois parier qu'en cas de victoire du Non, d'ici un an, les parlementares irlandais adopteront le mini-traité. C'est ça l'Europe de la démocratie !

vendredi, 11 janvier 2008

Et pourtant les Européens veulent un référendum !

Cette dépêche AFP qui date d'octobre 2007 n'a pas fait grand bruit. Ça vous étonne ?

LONDRES (AFP) — Une large majorité des électeurs de cinq pays majeurs de l'Union européenne sont en faveur d'un référendum sur le nouveau traité européen, selon un sondage Harris publié jeudi par le quotidien économique Financial Times.

Cette enquête montre que 76% des Allemands, 75% des Britanniques, 72% des Italiens, 65% des Espagnols et 63% des Français souhaitent un référendum sur ce texte qui remplace la Constitution européenne enterrée après les "non" des Français et Néerlandais en 2005.

Un autre sondage, Yougov, publié jeudi par le Daily Telegraph établit que 69% des Britanniques espèrent une consultation populaire. En Grande-Bretagne, la presse de droite et l'opposition conservatrice, eurosceptiques, ont lancé une féroce campagne en faveur du référendum.

Ces enquêtes paraissent le jour même de l'ouverture à Lisbonne du sommet des dirigeants européens, qui doivent approuver le nouveau traité.

Des 27 pays de l'Union européenne, seule l'Irlande, qui y est tenue par sa constitution, a prévu d'organiser un référendum, dont le résultat n'est pas assuré. Selon le sondage pour le Financial Times, 38% des personnes interrogées considèrent que le traité aura un impact positif, contre 23% un impact négatif.

Les Britanniques sont les plus sceptiques - 51% anticipant des conséquences négatives, contre 17% positives - et les Italiens les plus optimistes (49% pour un impact positif, 13% négatif).

Mais 61% des personnes interrogées admettent "ne pas être du tout familières" avec le contenu du traité, 34% disant l'être "plus ou moins".

Au sommet européen de Bruxelles en juin, les pays membres avaient trouvé un accord sur la substance d'un traité remplaçant la Constitution.

Le traité devrait être signé formellement en décembre, ouvrant la porte à la ratification dans les Etats membres.

Harris a interrogé 5.604 personnes entre le 3 et le 15 octobre sur Internet, parmi lesquelles 1.126 Allemands, 1.138 Britanniques, 1.090 Espagnols, 1.128 Italiens et 1.122 Français. Yougov a interrogé 2.122 personnes entre le 12 et le 15 octobre.

 

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