lundi, 08 décembre 2008

Triste Serbie pro-européenne

Le gouvernement pro-européen de Belgrade fait les yeux doux à Bruxelles ... de manière ridicule, en anticipant sur la procédure commerciale européenne. Et pendant ce temps les Serbes du Kosovo sont  prisonniers d'un état fantoche dont la création a été préparé par l'UE et les USA ...

mardi, 18 mars 2008

Kosovo, la résistance s'organise

lundi, 18 février 2008

Les damnés du Kosovo

dimanche, 17 février 2008

Et pourtant le Kosovo, c'est la Serbie

e0a53f3a1da67b1b5b647b98b657f88c.jpgChoquant, révoltant de voir l'Union européenne encourager l'indépendance d'une province appartenant à la Serbie. L'indépendance du Kosovo se traduira sans nul doute par une exode des 100 000 serbes vivant reclus dans des enclaves depuis 1999. De tout cela, les instances européennes se moquent bien. Le seul espoir peut venir de la Russie et d'une déclaration d'indépendance du Nord de la province où les Serbes sont majoritaires. Le drame de l'indépendance programmée du Kosovo en dit loin en tout cas sur l'Europe qui n'est qu'une machine à broyer les peuples.

Kosovo : Non à l'indépendance !

La guerre du Kosovo, vous vous souvenez ? Une guerre juste, destinée à ramener la paix et faire du Kosovo en plein « génocide » un pays démocratique et multi-ethniques. Le prétendu génocide des Albanais   n'a pas eu lieu. Les chiffres réels du nombre des victimes ont été passés à la trappe médiatique, tout comme les exactions commises par l'UCK au moment où l'OTAN venait pacifier le pays. L'OTAN qui a laissé les Serbes, les Roms se faire expulser dans le sang  n'aura pas droit à une convocation à la Haye !

Ces images du Kosovo datent de 2004. Mais rien n'a vraiment changé au Kosovo pour les Serbes vivant dans les enclaves. Des femmes, des hommes et des enfants au centre d'une vaste partie de poker orchestrée par les USA,  avec la bénédiction des « Européens ». 

 

samedi, 09 février 2008

A-t-on bien mesuré les conséquences de l’indépendance du Kosovo ?

Très intéressant et très réaliste ce point de vue de Claude Nicolet, Secrétaire national aux Relations Internationales  au MRC.

Les élections présidentielles qui se sont déroulées ce dimanche en Serbie, ont été présentées comme cruciales et de manières totalement caricaturales. D’un côté le bon Boris Tadic « pro occidental » voulant arrimer son pays à l’Union Européenne, à l’économie de marché et au libre échange, donc au progrès. De l’autre le méchant Tomislav Nikolic « nationaliste », représentant le passé, l’archaïsme, et désirant se rapprocher de la Russie « de Poutine ». Les deux se disent opposés à l’indépendance du Kosovo, qui à leurs yeux appartient à la Serbie.

L’un des enjeux majeurs de ce scrutin concerne bien sûr la question de l’indépendance de cette province.

Il faut regarder les choses en face : il ne semble plus avoir aujourd’hui que de mauvaises solutions. Les Albanais du Kosovo (qui sont aujourd’hui très majoritaires) disent massivement vouloir l’indépendance. La Serbie de son côté ne peut pas accepter cette indépendance pour des raisons historiques, politiques, culturelles et religieuses. Les différentes missions de médiation mises sur pied par l’ONU ont échoué. Or l’indépendance sera proclamée. Que ce soit de façon unilatérale par les Albanais du Kosovo ou dans une solution politique associant plus ou moins la Serbie si c’est Tadic qui emporte l’élection.

Quoi qu’il en soit cette perspective n’augure rien de bon et le pire sera à craindre. La perte du Kosovo créera en Serbie une frustration et une humiliation que personne ne mesure aujourd’hui et sur laquelle pourra se nourrir tous les ressentiments. En outres tous les mouvements séparatistes, indépendantistes et sécessionnistes en Europe ne pourront y voir qu’un encouragement. A-t-on pris la mesure de cet impact ? C’est la boite de Pandore qui va se rouvrir au cœur du continent, dans sa zone politique la plus instable. A la confluence des mondes latins et slaves. Orthodoxes, catholiques et musulmans. Sur la vieille frontière des influences des empires russe, ottoman et germanique. Est-il de l’intérêt de la France et de l’Europe de se mettre sur les bras un vrai problème politique et stratégique avec la Russie ?

Le résultat de cette opération sera la séparation de la Serbie et du Kosovo. Autrement dit le remodelage des frontière d’un Etat souverain, membre de l’ONU avec pour conséquence inéluctable la proclamation de l’indépendance du Kosovo qui n’a jamais été considéré comme étant une république fédérée de l’ancienne Yougoslavie. C’est la remise en cause de ce qui avait permis de sortir de la chute du Mur de Berlin et de permettre la réunification allemande dans de bonnes conditions. Notamment la conférence de Paris pour régler la dislocation de l’ancien bloc communiste avec un principe simple et clair : le respect des frontières.

Nous sommes donc face à une situation qui ne fera que s’envenimer. Il y a en germe la création d’un puissant mouvement irrédentiste au cœur des Balkans qui n’ira qu’en se renforçant. La Russie s’en mêlera et l’appuiera parce qu’il y va de ses intérêts nationaux et stratégiques les plus évidents.

Le Kosovo fait partie de la Serbie qu’on le veuille ou non et le sentiment d’appartenance qui fonde en partie le sentiment national ne disparaitra pas de si tôt. Or comme les difficultés économiques seront sans doute croissantes avec la transformation de la Serbie vers l’économie mondialisée, de fortes turbulences sont malheureusement à craindre.

Hashim Thaci, le « Serpent » du Kosovo

Bien senti ce papier de Bernard Duraud paru dans l'Huma.

Le Philharmonique du Kosovo multiplie ses répétitions de l’hymne à la joie, de Beethoven (hymne de l’UE), et c’est pratiquement le prélude à la proclamation unilatérale de l’indépendance de cette province serbe à majorité albanaise. Pendant ce temps, Hashim Thaci, le nouveau premier ministre kosovar, qui a pris ses nouvelles fonctions début janvier, n’en finit pas de chanter un refrain qu’il connaît par coeur depuis plus d’une décennie : l’indépendance à tout prix. Et le plus rapidement possible. C’est une question de « quelques semaines », voire de « jours ».

Autant dire que c’est pour bientôt ou à portée de main, c’est selon. Hashim Thaci l’a promis. Celui que l’on surnommait le « Serpent », dans l’armée de libération du Kosovo, a depuis longtemps remisé au placard son uniforme et sa kalachnikov dédiés à la cause albanaise. L’ancien chef de l’UCK, accusé un temps de trafics en tout genre (drogue, armes) pour financer son armée, a acquis depuis huit ans, à la faveur d’une guerre qu’il n’a rien fait pour éviter, la respectabilité auprès des Occidentaux.

Chef du Parti démocratique du Kosovo (PDK), principale formation du Parlement, il a ingéré ses rivaux de la LDK dans une coalition gouvernementale, improbable en 2006 à la mort du pacifiste Ibrahim Rugova, qui n’acceptait pas de se voir dévorer tout cru par de jeunes loups flanqués d’un drapeau rouge à l’aigle noir. Sous la pression de ses parrains occidentaux, États-Unis, Europe et ONU, Hashim Thaci avait accepté de reporter la déclaration d’indépendance après la présidentielle serbe (dimanche dernier). Sans doute pas beaucoup plus longtemps.

Hashim Thaci le sait et deviendrait presque raisonnable, perfectionnant son sens de la mesure. Il visite des villages pour demander aux Serbes de rester au Kosovo, « le pays de tout le monde ». Les représailles albanaises contre les Serbes après la guerre de 1998-1999 avaient transformé des victimes en bourreaux, et des dizaines de milliers de personnes ont quitté depuis leur province. Pas sûr que les réfugiés serbes entendent aujourd’hui l’appel au retour de Thaci. Car, sous les fleurs, dit-on, peuvent se cacher… des serpents.

 

lundi, 21 janvier 2008

Serbie : "Ce n'est pas une grosse perte que de couper les liens avec l'UE"

En tête de l'élection en Serbie, Tomislav Nikolic, président du Parti radical serbe (SRS), a dit clairement dans le Monde ce qu'il pensait de l'Europe qui est prête à accorder l'indépendance au Kosovo. « Ce n'est d'ailleurs pas une grosse perte que de couper les liens avec l'UE. Nous garantirons la sécurité des investissements déjà réalisés, nous lancerons des appels pour de nouveaux. Tout ce que nous perdrons, ce sont les fonds européens. Des fonds qui, de toute façon, servent aux infrastructures mais ne bénéficient pas à l'emploi. Et nous nous rapprocherons de tous les pays qui ne reconnaîtront pas l'indépendance du Kosovo.» Pour ce qui l'aurait oublié, l'arrivée de l'OTAN au Kosovo s'est soldé par l'exode de 250 000 serbes chassés par les extrémistes albanais ...