samedi, 10 novembre 2007
PS : Hamon un homme de conviction
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jeudi, 08 novembre 2007
Le oui socialiste sur la voie de droite
Très bon papier de Miche Onfay lu sur libé.fr.La trêve présidentielle terminée, le Parti socialiste retrouve ses vieux démons et ne sait plus comment se démarquer de façon crédible du libéral Sarkozy. Des ministres débauchés, des hommes de main appointés dans des commissions Théodule, des sympathisants socialistes embauchés, le parti de Hollande ne sait plus comment faire croire qu’il pourrait être encore de gauche…
Sur l’Europe par exemple : comment dire comme Sarkozy, autrement dit voter son texte, tout en laissant croire qu’on n’a rien à voir avec lui, sa politique et son gouvernement ? De quelle façon distinguer le oui sarkozyste du oui socialiste ?
Sottises. La candidate socialiste a largement utilisé les ficelles de la démagogie pour tâcher d’être élue : investie par le PS, aspirante à la fonction suprême, elle défend les 35 heures, elle promet le Smic à 1 500 euros puis, une fois écartée par les électeurs, avoue qu’elle ne croyait pas une seconde à ces sottises – pas plus que Sarkozy et Bayrou…
Ségolène Royal avait également promis un nouveau référendum sur l’Europe, forte de cette idée si peu démocratique et tellement tactique qu’il faut refaire un référendum perdu jusqu’à ce qu’on le gagne… Cette promesse vient de rejoindre la corbeille à papier des socialistes majoritaires. On imagine cette femme pilotant les destinées de la France et usant de ce type de cynisme dont elle prétendait vouloir débarrasser la classe politique !
Bobos. Le problème du PS, désormais dans l’opposition pour un long temps, n’est pas, semble-t-il, de se refonder au regard des idées ou d’une thématique qui reprendrait les fondamentaux socialistes, mais de reconquérir le pouvoir le regard braqué sur les sondages et les études d’opinion. Dès lors, comment tenir les deux bouts : l’alignement sur la politique européenne de Sarkozy, et une franche et claire opposition sur le fond ? Et ne pas donner aux électeurs l’impression que, sur ce sujet comme sur tant d’autres, Sarkozy et le PS dans son aile droite, c’est blanc bonnet et bonnet blanc ?
L’aile gauche du PS gagnerait à relire La Boétie qui écrivait : «Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres.» Elle est instrumentalisée par les instances dirigeantes du parti pour donner une caution de gauche à une formation politique qui a depuis longtemps cessé de parler aux classes défavorisées en ne s’adressant plus qu’aux bobos, alors que ceux-ci sont plutôt séduits par la franchise molle de François Bayrou.
Comme dans les haras à la saison de monte, l’aile gauche du PS sert depuis longtemps de boute-en-train à l’aile droite du parti qui, elle, jouit sans entraves ! Cette gauche gagnante du référendum est tout aussi négligée, méprisée, oubliée que le peuple français qui s’est exprimé. Le PS, qui va voter oui, redit que sa famille est moins le peuple souverain que la caste des politiciens de profession qui, droite et gauche confondues, peuvent légitimement prétendre aux affaires et qui, pour cette raison électoraliste, ne gâchent pas leurs chances et n’insultent pas l’avenir en s’affichant avec les gueux du non.
Que cette aile gauche du PS, qui est l’honneur des socialistes, cesse de servir de supplétif et qu’elle ramène à elle un parti qui, alors, pourra se réclamer de Jaurès en empêchant que Sarkozy le fasse à sa place…
Le projet d’Olivier Besancenot de créer un rassemblement de gauche au-dessus (au-delà ?) des partis pourrait, s’il se fait loin de l’esprit de boutique des groupuscules, sans souci d’ego, en ignorant la trivialité de la survie des petits partis (ce qui est beaucoup demander…), cristalliser une véritable opposition de gauche à la politique de Sarkozy en même temps que faire prendre conscience au PS qu’il aurait ainsi des voix à récupérer sur sa gauche et non sur sa droite, autrement dit à droite… Une gauche véritablement incompatible avec Sarkozy, avec Bayrou, avec une partie de Le Pen, donc une gauche antinomique à celle de Ségolène Royal, fournirait une force à ce qui, pour l’instant, menace d’un débordement protestataire dans la rue.
Suffrage. Dans cette logique d’un double déni sarkozyste et socialiste de l’expression du suffrage universel, il ne faudra pas s’étonner que les choses se passent désormais dans la rue. Les semaines revendicatives qui s’annoncent le rappelleront à ceux qui auraient eu le tort de l’avoir oublié trop vite…
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vendredi, 02 novembre 2007
Les vrais socialistes disent NON !!!
FABIUS. Dans une interview à paraître dimanche dans le Parisien-Aujourd'hui en France, Laurent Fabius, le député de Seine-Maritime juge que le projet de traité qualifié par certains de simplifié "n'est avec ses 250 pages et ses 297 amendements, pas plus simplifié que le précédent (...) En 2005, le peuple s'était prononcé par référendum. Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. (...) Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler".
MELENCHON. Sur son blog, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon déclare qu'il est pour le non. « Absent de France pour suivre la dernière semaine de la campagne présidentielle en Argentine, je tiens à réagir aux déclarations de plusieurs dirigeants socialistes concernant un prétendu « consensus pour ne pas s’opposer à l’adoption du nouveau traité européen ». Il n’y a pas de consensus au PS pour ne pas s’opposer à l’adoption de ce traité. Je voterai contre sa ratification et je ne serai pas le seul. Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005. Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple. S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. Je rappelle que pour pouvoir voter sur la ratification du traité, il faudra d’abord réviser la Constitution française. En votant contre la révision de la Constitution par voie parlementaire on rendrait obligatoire l’organisation d’un référendum. Si la gauche s’y oppose, M. Sarkozy n’a pas en effet la majorité des 3/5 au Congrès du Parlement pour réviser la Constitution française sur ce point. La gauche doit tenir parole. Tous ses candidats s’étaient en effet prononcés en faveur d’un référendum. Ne pas exiger un référendum serait un reniement, alors que la gauche a les moyens de l’imposer.»
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